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3 bonnes raisons d’aller voir l'expo du Mucem consacrée à Georges Henri Rivière Jeudi 15 Novembre 2018

3 bonnes raisons d’aller voir l'expo du Mucem consacrée à Georges Henri Rivière

L’exposition Georges Henri Rivière, voir c’est comprendre, est présentée au Mucem jusqu’au 4 mars. Si les passionnés de muséologie et d’ethnologie s’y sentiront comme des poissons dans l’eau, pour les autres, le sujet peut être ardu. Avant de vous plonger dans les quelques 600 documents et objets qui retracent la vie de l’ethnologue, on vous explique pourquoi vous devriez y jeter un œil.

Raison n°1 : comprendre pourquoi un presse-fromage a sa place dans un musée
Si vous avez déjà visité les collections d’un musée d’arts et traditions populaires, il se peut que vous vous soyez déjà retrouvé perplexe face à une collection de charrues, ou déboussolé face à d’étranges objets dont vous ignorez l’utilité. Car contrairement aux beaux-arts, tout, absolument tout (photo, tissus, marteau, affiche, skateboard, tire-bouchon…) peut se retrouver dans une vitrine, selon ce que cela dit d’une époque. Il faut donc avoir un œil aguerri pour comprendre et reconnaître, au-delà d’un simple objet, l’histoire qu’il raconte. Ainsi, l’exposition a par exemple recréé l’intérieur d’un buron d’Aubrac, qui est une fromagerie d’altitude. Jusque-là, rien de transcendant. Mais la collecte de ces objets, couplée aux études de géographes, historiens, botanistes, zootechniciens, économistes, sociologues et ethnologue, permet de créer une analyse rigoureuse de la reconversion de l’économie d’élevage ovine pour le fromage à celle bovine pour la viande, et de la manière dont ont évolué les pratiques et les outils des hommes, mais aussi la nature environnante. Plus qu’un simple outil, notre fameux presse-fromage s’inscrit donc dans une véritable révolution. 

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Raison n°2 : apprendre à questionner son environnement
Il faut avoir en tête, en visitant cette exposition, que les arts et traditions populaires sont un questionnement permanent de notre environnement : comment cet objet a-t-il été fabriqué ? Par qui ? Quelle est son utilité ? Quel est le profil des personnes à qui il sert ? Comment a-t-il évolué dans le temps et pourquoi ? etc. Les objets sont un témoignage à l’instant T, d’une époque parfois révolue, et permettent l’analyse d’une pratique populaire ou d’un savoir-faire.

Cette démarche pourrait être illustrée dans l’exposition par le travail effectué par Georges-Henri Rivière à l’époque de mai 68. Dès les 1ers jours de la contestation sont mis en place des ateliers populaires. Chaque matin, GHR a recueilli les affiches, désormais cultes, produites par les manifestants, ainsi que les stylos estampillés de slogans et distribués par la CFDT. Ces objets qui étaient alors un témoignage à chaud, sont aujourd’hui une belle manière de synthétiser les revendications populaires de l’époque, et rendent compte à la fois des techniques de sérigraphies, du vocabulaire employé, des références communes, etc. En sortant de l’exposition, il se peut que vous vous preniez au jeu, pour voir les choses qui vous entourent d’un autre œil.

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Raison n°3 : connaître la vie et l’œuvre de Georges Henri Rivière
Toute l’exposition retrace la vie de cet homme, dont le nom est peu connu du grand public, mais qui a pourtant révolutionné le monde des musées. A travers œuvres d’art moderne, pièces d’art populaire, photographies, sculptures et archives audiovisuelles, on découvre la vie de ce muséologue. Les nombreuses sections de l’exposition retracent son enfance et les personnes qui l’ont influencé, sa passion pour la musique et le cabaret, son amitié avec Joséphine Baker, le travail qu’il a effectué au sein du musée du Trocadéro – il a notamment introduit l’idée de faire des affiches pour attirer les visiteurs dans les expositions, ou organisé des événements pour financer les enquêtes de terrain des commissaires -  mais aussi ses premières enquêtes, son rôle dans la deuxième guerre mondiale, puis celui qu’il a joué dans la création de plusieurs lieux, dont le musée des arts et traditions populaires. Un parcours extrêmement dense qui permet de découvrir sa démarche scientifique, mais aussi le contexte dans lequel ont émergées ses idées, et les convictions qui l’ont poussé à défendre farouchement la préservation de l’artisanat, du savoir-faire et des traditions populaires. 

Infos pratiques :
Georges Henri Rivière, voir c'est comprendre
Jusqu'au 4 mars
7 Prom. Robert Laffont, 13002 Marseille
5 € - 9,5 €
www.mucem.org

Pour aller plus loin
Ce n’est pas un hasard si le Mucem a choisi de consacrer cette exposition à Georges Henri Rivière, puisque les collections du Musée de Arts et Traditions populaires (créé en 1937), ont depuis rejoint les fonds du Mucem, et que le musée marseillais poursuit aujourd’hui ce travail à travers de nombreuses enquêtes-collectes. Les passionnés et les simples curieux peuvent d’ailleurs se rendre au Centre de Conservation et de Ressources (CCR) du Mucem, à la Belle de Mai, et visiter l’« appartement témoin » de 800 m2 , qui propose un échantillonnage des collections conservées.

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