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90 minutes pour marquer l'histoire Jeudi 07 Juin 2018

90 minutes pour marquer l'histoire

C’est reparti ! Que vous le vouliez ou non, vous n’échapperez pas à cette 21e édition de la Coupe du Monde de football. En 2014, nous étions 3,2 milliards de spectateurs (soit à peu près 47 fois la population de la France !) cramponnés à notre écran, témoins de prouesses sur le terrain mais aussi de matchs qui ont bien souvent dépassé le stade du sport pour entrer dans l’Histoire, avec un grand H. Émouvants moments de fraternité ou conflits déchirants, dictateurs assoiffés de sang ou héros en crampons, avant de partir pour la Russie, retournons-nous sur ces rencontres entrées dans les annales.

Top Chronologie

Le 09/08/1942 : quand les nazis se faisaient humilier 

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En juin 1941, le IIIe Reich met en marche l’opération Barbarossa, qui a pour ambition d’envahir l’Union Soviétique. Quelques mois plus tard, Kiev est prise par les nazis. Pour prouver au monde la « supériorité de la race aryenne », un championnat de football est alors organisé. Sur le terrain, le FC Start, formé d’anciens joueurs du Dynamo Kiev, affronte Flakelf, une équipe de la Luftwaffe. Les consignes données par l’arbitre SS sont claires : les Ukrainiens doivent laisser l’occupant gagner. Mais rien ne se déroule comme prévu. Malgré les sommations des soldats, les Ukrainiens refusent de faire le salut nazi, et mènent 2 -1 à la mi-temps. Pendant la pause, plusieurs soldats allemands entrent dans le vestiaire du FC Start et menacent les joueurs d’exécution. À l’issue du match, les Ukrainiens, refusant de se soumettre, l’emportent 5 à 3. Quelques jours plus tard, 8 anciens du Dynamo sont arrêtés et transférés dans un camp de la mort. 3 d’entre eux sont abattus.  

Le 09/05/1958 : quand l'indépendance de l'Algérie se jouait aussi sur le terrain 

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Entre 1830 et 1962, l’Algérie est considérée comme partie intégrante de la France. En avril 1958, alors que la guerre d’Algérie bat son plein et que la Coupe du Monde approche à grands pas, 9 joueurs Algériens quittent en secret leur club en métropole pour rejoindre la première équipe Algérienne formée par le Front de Libération Nationale algérien. Le 9 mai 1958, les joueurs du FLN, venus de clubs prestigieux comme Lyon, Monaco ou Saint-Etienne, disputent et remportent leur premier match contre le Maroc. Les autorités françaises, furibondes, obtiennent l’exclusion de cette équipe de la Fifa. Pendant 4 ans, l’équipe du FLN parcourt l’Asie, l’Afrique et l’Europe de l’Est. En 1962 suite à l’indépendance du pays, l’équipe est dissoute pour laisser place à l’équipe d’Algérie. 

Le 21/11/1973 : quand un joueur défiait Pinochet 

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Chili, 11 septembre 1973 : le gouvernement démocratique de Salvador Allende est renversé par un coup d’État qui établit la dictature militaire du général Augusto Pinochet. Dans les jours qui suivent, la liberté de la presse est abolie, un couvre-feu est instauré, et des milliers d’opposants sont parqués au stade de Santiago, torturés, tués ou déportés. Le 21 novembre 1973, l’équipe du Chili doit affronter l’URSS à domicile dans l’espoir de se qualifier pour la Coupe du Monde en Allemagne de l’Ouest. Une commission envoyée par la Fifa, jugeant que « les gens avaient l’air heureux », maintient la rencontre. Mais l’URSS répond par un communiqué : « Pour des considérations morales, les sportifs Soviétiques ne peuvent pas jouer en ce moment au stade de Santiago, souillé du sang des patriotes Chiliens. » Le jour du match, seule l’équipe chilienne est présente, et se qualifie donc, au bout de 2 minutes de jeu. Lorsque le général Pinochet reçoit l’équipe chilienne quelques jours plus tard, Caszely, l’un des joueurs phare, refuse de lui serrer la main : « Comme être humain, j’avais cette obligation, parce que j’avais un peuple entier derrière moi en train de souffrir, et que personne ne faisait rien pour eux. ». Il découvrira plus tard que sa mère a été détenue et torturée suite à ce geste. 

Le 08/07/1990 : quand l'Allemagne remportait la Coupe du Monde à la veille de la réunification

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Au lendemain de la capitulation de l’Allemagne, le 8 mai 1945, le pays est occupé selon les dispositions prises par la conférence de Yalta. L’Allemagne est divisée : la République Démocratique Allemande (RDA), à l’Est, est un état communiste, et la République Fédérale d’Allemagne (RFA), à l’Ouest, est occupée par les occidentaux. Entre le 13 août 1961 et le 10 novembre 1989, un mur sépare Berlin pour stopper l’exode des habitants de la RDA vers la RFA. Quelques mois après la chute du mur, et alors que la réunification de l’Allemagne est en bonne voie, la RFA affronte l’Argentine en finale. L’équipe, qui avait déjà échoué en finale face aux Argentins en 1986, et face aux Italiens en 1982, est finalement championne du monde en 1990 à l’issue d’un penalty litigieux obtenu par Rudi Völler et transformé par Andreas Brehme. Alors que Diego Maradona pleure à chaudes larmes, à l’Est comme à l’Ouest, tous les Allemands célèbrent la victoire, perçue comme une première étape de la réunification. 

Le 06/03/1994 : quand le foot a semblé apaiser les tensions au Rwanda

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Depuis 1990, la situation politique au Rwanda est tendue. Le régime de parti unique, instauré par le président Juvénal Habyarimana après son coup d’état en 1973, est menacé par le Front Patriotique Rwandais. Ce dernier est majoritairement constitué de Tutsis, exilés depuis l’indépendance du pays dans les années 60. Une vaste propagande est alors mise en place à l’encontre des Tutsis, et plus généralement des opposants au régime. Sur le terrain, parmi les joueurs qui évoluent au Rwanda, ceux du Rayon Sport ont suscité de nombreuses divisions. Excellente équipe qui permet de faire rayonner le pays à l’étranger, elle est aussi perçue comme une équipe de Tutsis à la solde du Front Patriotique Rwandais, et menacée à plusieurs reprises. Le 6 mars 1994, Rayon Sport remporte le match qui l’oppose au club soudanais Al-Hilal, 4 à 1. Pour le gardien Eric Eugène Murangwa, c’était un moment historique : « Ce match avait une signification incroyable. Il est arrivé à une époque où le Rwanda était totalement déchiré, les Tutsis et les Hutus, qui avaient rompu tout contact, se sont réunis. Toute la nuit, les gens ont célébré ensemble notre victoire, en dansant et en trinquant dans les rues et les pubs ». Une nuit de répit, offerte par Rayon Sport, 1 mois avant que le pays ne sombre dans l’un des plus funestes épisodes de son histoire, qui a coûté la vie à 800 000 Rwandais, principalement Tutsis.

Le 17/10/2014 : quand une équipe se formait contre le racisme 

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L’histoire du Beitar Nordia s’inscrit directement dans celle du Beitar Jérusalem. Cette équipe, tristement célèbre pour la violence et le racisme de ses supporters, atteint des sommets de répugnance : des ouvriers du stades, Arabes, sont passés à tabac, des slogans comme « mort aux Arabes ! » sont scandés par les supporters de « la Familia ». En 2013, le club intègre deux joueurs Tchétchènes de confession musulmane. La réaction des supporters ne se fait pas attendre : insultes, harcèlement et incendie du club house du Beitar. Excédés par le comportement des extrémistes, les supporters « normaux » ont décidé de prendre les choses en main, et fondent le Beitar Nordia. Le club, qui a disputé son premier match et remporté sa première victoire le 17 octobre 2014 face à Maccabi Kiryat Ekron, est un bras d’honneur aux racistes de la Familia. Les supporters, également propriétaires du club, prônent la tolérance et l’humanisme, et invitent Arabes et musulmans les à rejoindre. Si sur le terrain, l’équipe ne brille pas vraiment pour ses performances, elle a réussi à fédérer un large public, qu’elle compte bien élargir en intervenant auprès des lycées et écoles pour diffuser leur message de paix et de fraternité.

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