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Culture G : Pina Bausch chorégraphie la vie Jeudi 13 Juin 2019

Culture G : Pina Bausch chorégraphie la vie

Vous êtes complètement largué quand il s’agit de parler danse contemporaine ? ça peut se comprendre. Pour vous donner un coup de pouce, petit focus sur l’une des plus grandes chorégraphes contemporaines : Pina Bausch, qui nous a quitté y a 10 ans.

Niveau débutant: le concept de danse-théâtre
C’est la grande contribution de Pina à la danse contemporaine : croiser les disciplines pour multiplier les moyens d’expression.
Ce qui l’intéresse, c’est ce que les danseurs ont en eux, ce qu’ils ont envie de raconter. Autant dire que dans sa compagnie, le Tanztheater de Wuppertal, la personnalité des artistes est aussi importante, si ce n’est plus, que leur technique. Et pour qu’ils s’expriment, il faut les libérer de la chorégraphie millimétrée, laisser la place à l’improvisation et surtout, introduire la parole dans les ballets. Elle stimule sans cesse ses danseurs, en leur donnant des mots clés et des défis, un peu à la manière du théâtre d’improvisation. Ainsi, ses chorégraphies alternent entre moments dansés et moments parlés, avec une spécificité : une recherche scénographique, souvent spectaculaire, travaillée comme un plateau de théâtre. Le décor est pensé pour être propice à l’imprévu, avec des animaux, de l’eau, de la terre, des fleurs, des ruisseaux, faisant de chaque spectacle une représentation unique. 

Niveau intermédiaire : 3 créations à connaître

> Le sacre du printemps, 1975
L’œuvre de Stravinsky (dont on pourrait vous faire une petite rubrique !) créée en 1913 a été revisitée par de nombreux chorégraphes (Béjart, Preljocaj, Gallotta). C’est l’histoire d’un rite païen russe, qui consiste à sacrifier une jeune fille. L’interprétation de Pina est proche d’une transe, pendant laquelle des flots de danseurs évoluent sur une scène totalement recouverte de terre. Originellement créée pour sa propre compagnie, Pina a également monté la pièce avec les danseurs de l’Opéra de Paris, initiant une petite révolution en faisant éclater la hiérarchie très rigide du corps de ballet.

> Kontakthof, 1978 
La pièce nous embarque dans un décor morose, en compagnie d’hommes banals en costumes gris, et de femmes sensuelles en robe de satin. Les deux groupes s’affrontent, se croisent, se caressent. Parfois bouleversants, et d’autres fois, parfaitement ridicules. Après l’avoir monté pour sa troupe, Pina l’a adaptée pour des non-danseurs, poussant l’exploration des expressions corporelles avec des personnes âgées et des adolescents.

> Nelken, 1983
Sur une scène jonchée de milliers de fleurs, les protagonistes se succèdent. Sous nos yeux ébahis, tout ce qui fait l’humanité est interprété sans concession : la colère, l’amour, la rage, la tromperie, la domination… Un sujet d’une immense complexité, qui prend des airs de déclaration d’amour à l’espèce humaine.

Niveau expert : de la critique au triomphe
Si aujourd’hui tout le monde s’accorde à dire que Pina était un génie (et vous aussi, maintenant que vous savez qui elle est !),
ses débuts ont été controversés. Au milieu des années 70, le public européen et français n’avait jamais vu une chose pareille dans
le monde de la danse : des personnages singuliers, des corps imparfaits, des silhouettes brisées, des pièces trashs. À Paris lorsque la troupe passe au Théâtre de la Ville, la salle se vide rapidement de son public. Les critiques sont scandalisés : comment peut-on oser appeler cela de la danse ? Le basculement opère l’été de l’année 1981, pendant le festival d’Avignon. Le public du théâtre, sans doute moins rigide que celui de la danse, se presse sous une chaleur écrasante et découvre Kontakthof : l’histoire d’amour entre la France et Pina commence. Aujourd’hui, 10 ans après la disparition de la chorégraphe, son œuvre est toujours jouée, et bouleverse les spectateurs de tous horizons.

La bio :

27 juillet 1940 : Naissance à Solingen, en Allemagne - 1954 : elle entre à 14 ans à l’école de Folkwang d’Essen - 1959 : elle poursuit sa formation à la Juilliard School of Music - 1962 : de retour des États-unis, elle devient membre du nouveau ballet Folkwang et y signe sa première chorégraphie, Fragment - 1969 : elle prend la direction artistique du ballet - 1973 : elle prend la direction de la compagnie de danse classique de l’Opéra de Wuppertal - 1975 : première représentation du Sacre du Printemps. Chorégraphe prolifique, elle créera environ une pièce chaque année - 1982 : elle joue dans Et vogue le navire de Frederico Fellini - 1990 : elle réalise le film La plainte de l’impératrice - 2001 : elle apparait dans le film Parle avec elle d’Almodovar - 30 juin 2009 : elle meurt d’un cancer diagnostiqué 5 jours auparavant.

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