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Soprano : " j'ai toujours écrit par rapport à ce que je vivais" Lundi 27 Mai 2019

About Lea

LeaJ'aime pô les biographies.
Soprano : " j'ai toujours écrit par rapport à ce que je vivais"
Après avoir gravi l’Everest, Soprano est de retour avec l’album Phoenix. Celui qui a inspiré toute une génération avec les sons des Psy4 est aujourd’hui à l’apogée de sa carrière. Il nous a parlé de rap, de sa famille, de ses valeurs et de tout ce chemin parcouru. Rencontre décontractée.

La tournée «Phœnix Tour», à l’occasion de ton 6e album, a débuté récemment. Elle prévoie plus de soixante dates en France et en Europe. Comment te sens tu à l’aube de ce grand périple ?
Là on est en plein dedans, la tête dans le guidon ! On fait des concerts exceptionnels, les gens viennent en famille. On s’amuse, on rigole. L’énergie des gens est totalement différente dans chaque ville. On enchaîne les concerts avec grand plaisir, et on attend les grosses dates, les stades, avec impatience. Pour la tournée de l’Everest, on avait une montagne sur la scène, et cette fois je voulais jouer avec le concept du phœnix, pour amener quelque chose qui bouge. C’est un concert spectacle, j’espère que les gens vont aimer ! 

Tu es le chanteur préféré des enfants selon le journal de Mickey, et tu as fait partie du jury dans The Voice kids. Impacter la jeunesse, ça a toujours fait partie de tes motivations, ou le fait d’être père a influencé ton écriture ?
Je pense que c’est parce que je suis père, parce que je sais que mes enfants m’écoutent. J’ai toujours écrit par rapport à ce que je vivais, aujourd’hui je ne traîne plus au quartier. Enfin, juste pour aller voir les parents de mes amis ! Les sujets que j’aborde dans mes chansons parlent de ma vie, de mon entourage, de mes valeurs. Il y a beaucoup de parents qui viennent à mes concerts, et il y a des petits aussi. Mais je pense que les enfants viennent parce qu’ils me voient sourire tout le temps à la télé, avec mon chapeau !

Dans l’album, tu parles du harcèlement scolaire dans Fragile. C’est typiquement un sujet auquel les parents sont sensibles ?
Bien sûr. J’ai écrit cette chanson quand j’ai pris conscience que ma fille entrait en 6e. Je me suis dit que j’aimerais qu’elle me parle s’il lui arrivait quelque chose. Surtout que mon cas personnel est un peu différent, parce qu’en plus ma fille est une « fille de ». J’ai rencontré beaucoup d’associations, qui m’ont dit qu’on ne parlait pas assez du harcèlement à l’école et sur internet.



Est-ce que tu inities tes enfants à la musique ? Aimerais-tu qu’ils suivent tes traces ?
Moi, je ne les ai initiés à rien. À part, c’est mon côté marseillais, au foot ! À force de m’entendre en parler, de regarder les matchs… avec mes collègues on ne parle que de foot. Pour ce qui est de la musique ils la vivent à travers moi, mais j’essaye de ne pas trop les influencer. J’aimerais qu’ils prennent leur chemin comme ils le sentent. Si c’est la musique il n’y a pas de problème. Après ils me posent des questions, ils me voient écrire, ils viennent au studio, mais voilà, je ne force pas.

Tu as fait dernièrement un feat avec Big flo et Oli et Black M, C’est que du rap. Eux aussi sont réputés pour leur public large et très diversifié, est-ce que ça a été un point qui vous a rapproché ?
En fait, je connais Big Flo & Oli depuis très longtemps. Lorsqu’ils avaient 14 ou 15 ans, ils sont venus avec leur père jusqu’à Marseille, pour taper à mon studio et laisser leur maquette. Quand je vois leur parcours aujourd’hui, c’est extraordinaire !
Ils ont les mêmes valeurs que moi par rapport au hip-hop. Je suis rentré dans le rap grâce au hip-hop, avec la devise « peace, love, fun and unity ». Eux, ils ont gardé ça. On essaye d’amener quelque chose de positif parce que c’est ce qui fait bouger les gens, tout en parlant des problèmes de société. Après, on rigole beaucoup, parce qu’ils sont très taquineurs, et moi aussi !



On a l’impression qu’il y a des catégories dans le rap aujourd’hui, grand public, bobo, street… Qu’est-ce que tu en penses ? Est-ce que ça veut simplement dire que le rap est plus diversifié qu’avant ?
Là tu poses la question à un mec qui a connu le rap à une époque où c’était très dur. C’est-à-dire que j’ai vu I Am galérer ! Aujourd’hui il y en a pour tous les goûts. Si tu aimes rouler des mécaniques tu vas trouver du rap hardcore, tu peux écouter du rap en famille pour parler de certains sujets, tu peux écouter des trucs R’n’B… Chacun peut se permettre de ne plus être enfermé dans une case, et d’écrire et faire de la musique comme il le sent en ayant l’urbain comme base. C’est ce dont j’ai toujours rêvé. Regarde PNL, ils ne passent pas à la télé, ils ne font pas d’interview et pourtant ils ont leur public. C’était beaucoup plus compliqué il y a quelques années. Maintenant, juste avec ton intelligence, ton univers, tu peux trouver un public. C’est beau.  

T’écoutes encore beaucoup de rap aujourd’hui ?
Oui, j’écoute toujours Kerry James. J’aime bien Soolking, PNL, ils ont amené quelque chose de nouveau. J’aime beaucoup Nekfeu, Orelsan… y en a plein ! On va dire que je suis un ancien, mais j’aime quand on me raconte une histoire. Par exemple, le morceau Rentrez chez vous de Bigflo & Oli sur les migrants, je trouve qu’il est magnifique. Ça dit des choses, et il y a un rapport avec l’actualité qui peut faire réagir les gens, qui peut faire bouger les choses. 

Il parait que tu as fait des ateliers d’écriture avec Francis Cabrel. C’est vrai ?
Non, c’était une prof à moi qui était amie avec lui et qui avait fait des ateliers pour faire connaître ses chansons. C’est là que j’ai appris un peu à faire des rimes, des alexandrins, des oxymores, des figures de styles. C’est à travers lui. Mais je sais qu’il fait ça dans le sud, et je rêverais d’y aller et d’y participer. Ce serait un truc de fou !

Tu as 40 ans cette année, et une longue carrière. Est-ce qu’il y a un morceau dont tu es particulièrement fier ?
Hiro. Je l’aime bien parce que certains jeunes me disent que c’est grâce à cette chanson qu’ils savent qui sont Rosa Parks, Malcom X, Balavoine. Ça me touche. Y a pas mal d’écoles, de fac qui analysent cette chanson, donc j’en suis très content. 

Quel regard tu portes aujourd’hui sur tes débuts avec les Psy 4, sur ce chemin parcouru ?
Beaucoup de fierté, beaucoup de force. On en parlait avec Alonzo il n’y a pas longtemps, jamais on ne pensait faire autant de chemin. On a cartonné avec les Psy4, mais on a galéré aussi ! On a réussi à faire disque d’or en indépendant, je te le dis on a cravaché ! Aujourd’hui quand je regarde où je suis, j’espère que ça peut donner de la force à des jeunes qui viennent de là où on a grandi. 

**QUIZ**

SI TU ÉTAIS UN ANIMAL ?
Mes collègues ils m’appellent la colombe. C’est vrai que je suis un mec qui essaye de calmer les conflits en général. Sinon, un Phoenix, pour être d’actualité.
SI TU ÉTAIS UN INSTRUMENT DE MUSIQUE ?
Un piano. J’adore. Quand quelqu’un joue du piano à côté de moi, je crois que j’écrirais 10 chansons d’un coup ! ça m’inspire beaucoup.
SI TU ÉTAIS UN PERSONNAGE DE SÉRIE ?
Flash. (Rires). Je l’aime bien parce qu’il a beaucoup de responsabilités, il fait de son mieux, il court vite…
Il doit super bien jouer au foot en plus... Peut-être ouais ! Parce que moi je ne suis pas très fort, à part avec une manette !
ET SI TU EN ÉTAIS UN, DE JOUEUR DE FOOT ? Zidane. Parce qu’on vient du même endroit, j’ai grandi à 3 bâtiments de chez lui. Et aujourd’hui je me retrouve à avoir ma tête sur la Corniche, comme lui. Je l’aime beaucoup.
SI TU ÉTAIS UN PLAT ?
Le Pilao, c’est le plat de ma mère. C’est une paëlla comorienne. C’est trop bon.
SI TU ÉTAIS UNE CHANSON DE L’ALBUM PHOENIX ? Ma préférée c’est le dernier morceau, Outro, mais celle qui me correspond le plus c’est À la vie à l’amour.

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