Po, le célèbre héros de « Kung Fu Panda » est de retour au cinéma cet été pour un deuxième volet. Et c’est Manu Payet qui se cache derrière la voix française du sympathique panda. A l’occasion de la promo du film, nous l’avons rencontré au 64ème Festival de Cannes. A ses côtés, Angelina Jolie, Jack Black et Dustin Hoffman, les voix américaines du dessin animé. Rien que ça ! Tout semble donc sourire à celui qui enchaîne spectacles, radio, ciné et même écriture. Juste après la montée des marches, Manu Payet nous livre ses impressions. Et nous parle de ses projets.
Un grand moment, inoubliable !!! Pour moi, ça paraissait inaccessible. Quand j’étais plus jeune, je rêvais d’être à leur place … maintenant, j’y suis !
Tous les acteurs que j’admire et dont j’ai dévoré les films …
Sans hésiter, Robert de Niro. En plus ça compte double, il est les deux !
J’ai toujours aimé les pandas. J’avais même un panda comme peluche quand j’étais enfant, c’était mon doudou. Pour le premier « Kung Fu Panda », je n’étais pas connu, j’étais super inquiet. Les castings voix avec les américains sont surprenants et impressionnants, ils mettent la barre très haut. (ndlr : dans la VO Jack Black, Angelina Jolie et Dustin Hoffman). Notre boulot, c’est d’être au plus près de la voix originale. C’est un gros challenge, mais je crois qu’on a réussi !
C’est complémentaire avec la scène. En plus, j’aime le travail de groupe. Bosser sur un projet à plusieurs, ça me booste !
« Fighter ». Un film qui parle de la boxe et des liens familiaux, avec des acteurs exceptionnels (ndlr : Christian Bale et Melissa Leo ont tous deux reçu un Oscar du Meilleur second rôle)
A cet âge, je préparais un Deug d’Anglais à La Réunion. Mais au fond de moi, j’ai toujours voulu être acteur, ou faire de la musique dans un groupe de rock. En fait, je rêvais de faire de la scène, des concerts, des tournées, un spectacle. C’est mon premier one man show qui m’a fait décoller. J’ai eu beaucoup de chance … Mais tout ça ne serait jamais arrivé sans Dominique Farrugia.
Evidemment ! Toute ma famille est là-bas. La terre me manque parfois aussi. J’y vais dès que je peux pour m’y ressourcer.
(il sourit…) Ca me fait plaisir que vous parliez de « La vedette », ce sketch où je parle de lui et de ses conseils. Justement, ma famille et mes amis proches sont là pour me protéger de ça. J’espère que je n’ai pas changé.
Ce n’est pas important pour moi, je ne fais vraiment pas ce métier pour ça, je le fais par passion. Ce qui me plaît, c’est de découvrir tous les jours des choses nouvelles, d’apprendre des autres et avec les autres.
La curiosité. Comme je disais, j’adore découvrir de nouveaux trucs, de nouvelles personnes. J’aime le changement.
Je ne suis pas gaffeur en général, je suis assez prudent par rapport à cela. Mais j’en ai fait une belle il y a peu de temps lors d’une avant-première. Il m’avait semblé reconnaître ma boulangère dans la salle, et j’insistais fortement auprès d’elle, lui demandant comment elle avait pu se retrouver là. Mais au bout de quelques minutes, je me suis rendu compte que je faisais une énorme bourde. (il rit) C’était ma directrice de production !!!
Je me lève et prends ma douche en musique.
Je vais bientôt tourner sous la direction de ma femme (Géraldine Nakache, la réalisatrice de Tout ce qui brille). C’est l’histoire d’une bande de copains qui part à New York et ça s’intitulera « Nous York ».
(pensif) Je ne sais pas, Carpe Diem !!!