Actrice, chanteuse, réalisatrice, rien n’arrête la belle Mélanie ! Depuis ses débuts en 1999 aux côtés de Gérard Dépardieu, elle a remporté un César (Je vais bien ne t’en fais pas) et joué sous la direction de Quentin Tarantino (Inglorious Basterds). En parallèle, elle s’est lancé avec bonheur dans la carrière de chanteuse avec un premier album remarqué réalisé par Damien Rice ( En t’attendant). Aujourd’hui, elle s’affirme comme réalisatrice avec son long-métrage « Les adoptés ». Rencontre avec une artiste comblée et passionnée.
C’était une nécessité. Plus qu’un désir, un besoin : j’en rêvais jour et nuit, c’était obsédant. J’ai toujours écrit plein de choses : des pièces, des chansons, des scénarii. Du coup, j’ai envie de les exprimer de manières différentes. Quand on est acteur, on dépend du désir des autres. Moi, j’avais depuis longtemps d’autres désirs, d’autres histoires à raconter et envie de le faire à ma manière. Je me sentais heureuse de faire des films en tant qu’actrice, mais j’avais envie d’autre chose déjà. Avec ce film, c’est mon plus grand rêve qui se réalise. Je me sens complète, heureuse et apaisée.
J’ai été très honorée et j’ai halluciné de faire partie de ce casting et de l’aventure incroyable d’ « Inglourious Basterds ». Ce film a changé ma carrière en me permettant de tourner à l’étranger. Mais surtout, il m’a fait rencontrer un homme passionné, très inspirant. Quentin, c’est le grand capitaine d’un gros bateau qu’il ne laisse jamais couler. Cette force, c’est impressionnant à observer. Il met beaucoup de musique sur ses plateaux, les gens dansent et sentent bien. Je lui ai piqué ces trucs d’ambiance de tournage : on a dansé tout le temps et beaucoup ri. Et je crois que ça se ressent dans le film.
J’ai eu la chance incroyable de travailler très jeune avec Michel Blanc (« Embrassez qui vous voudrez »). Puis avec Philippe Lioret pour « Je vais bien ne t’en fais pas », qui a marqué un vrai tournant dans ma carrière. Radu Mihailaenu m’a offert un rôle incroyable dans « Le concert ». Ensuite, Audiard, Klapisch, puis Tarantino. Je me suis éclatée à jouer sous Mike Milles dans « Beginners » et entre temps, j’ai vécu une grande vague d’émotion avec « La rafle ». Je ne veux pas choisir, toutes ces personnes ont rendues ma vie magique.
Le cinéma (sans hésitation).
La famille, les amis, le second degré et l’humour.
Je ne travaillais pas, mais j’étais très heureuse quand même. J’écrivais beaucoup, je passais mes journées dans les cafés et j’allais beaucoup au cinéma.
J’ai fini mes études après le Bac littéraire option Cinéma. C’est d’ailleurs grâce à ça que j’ai eu mon Bac (rires). Quand j’étais petite, j’ai été 3 ans dans une école classique, très sévère, avant de changer pour une école libre. Il y avait des animaux dans la cour et un grand sentiment de liberté. Pendant cette période, j’allais à l’école en courant. J’adorais et je revenais en pleurant à la maison, parce que c’était fini.
Je ne crois plus au Père Noël (rires). Mais mon plus cadeau, ce serait que beaucoup de spectateurs aillent voir mon film … et l’apprécient !