Près de 10 ans que sa voix chaude berce nos oreilles. Depuis son premier album Parce qu’on vient de loin en 2002, Corneille n’a pas pris une ride. Ses textes, il les écrit toujours dans un souci d’honnêteté et ne s’imagine pas un instant exercer un autre métier que chanteur. Né en Allemagne, originaire du Rwanda, vivant aujourd’hui entre la France et le Canada, Corneille, alias Cornelius de son vrai nom, nous revient avec une version rééditée de son album inratable : Les Inséparables (sorti en octobre dernier). Rencontre avec un artiste qui a fait de la simplicité sa devise et son moteur dans la vie.
Quand je suis arrivé au Rwanda à l’âge de 7 ans, tous les petits à l’école avaient des noms courts. Corneille s’est naturellement imposé à moi et depuis, j’ai gardé ce nom.
Je ne réfléchis pas forcément aux messages que je voudrais faire passer. En fait, je produis mes chansons et le public est libre de se les approprier et de les interpréter. Les messages sont ceux que les gens veulent bien voir.
J’aime ces deux langues, qui sont très naturelles pour moi. Vraiment, j’aime passer de l’une à l’autre. Et puis, chose importante, la plupart des artistes qui m’inspirent sont anglophones, du coup je suis forcément influencé.
Il y en a beaucoup. J’ai fait pas mal de rencontres marquantes et ai eu la chance de côtoyer des personnes que j’admire. Sur le dernier album, j’ai par exemple chanté en duo avec La Fouine et Soprano. De belles rencontres, musicalement comme humainement parlant !
Ça dépend, je n’écris pas toujours tout seul. Je compose, oui. A la guitare la plupart du temps. Parfois au piano mais je considère que je ne fais que pianoter justement !
J’aime les deux ! Vraiment, ce sont deux sensations différentes. Le studio, je le vois plus comme un laboratoire : on peut y corriger ses erreurs et s’améliorer, l’ambiance y est posée. La scène, c’est un test avec un grand T. C’est là que tu vois la réaction du public et donc si tes chansons plaisent. C’est aussi un moyen de faire le plein d’émotions !
Franchement, je garde un excellent souvenir de toutes mes scènes. Des plus petites aux plus grandes salles, le public est toujours présent et respectueux. L’échange est toujours au rendez-vous, c’est ça l’essentiel !
Trop difficile ! Chaque album reflète une période de ma vie pour la simple et bonne raison que je m’inspire beaucoup de ce qui m’arrive pour écrire.
Je ne sais pas et puis c’est quoi un artiste engagé au fond ? Encore une fois, quand je compose et écris, je ne pense pas forcément aux messages que je voudrais faire passer à travers mes textes.
Ado. J’avais 15, 16 ans quand j’ai commencé à y penser sérieusement.
La liberté, sans aucune hésitation. Franchement, j’avais l’impression que tout était possible. Tout était à construire aussi ! Aujourd’hui, les années aidant, j’ai appris à faire plus de compromis…tout en gardant une certaine part de liberté ! On va dire que je suis devenu plus lucide avec l’âge.
Etre honnête. Avec les autres et avec moi-même. Oui, l’honnêteté, je crois que c’est véritablement a devise !
Rester simples. Et ne pas faire de la célébrité une obsession. La notoriété ne doit pas être un but en soi. Je pense qu’il faut la voir comme le petit plus qui accompagne le succès.
A mes yeux, tout ça n’est qu’illusion. J’aime le succès que m’apportent mes albums mais pas particulièrement l’état de personne célèbre. L’essentiel, c’est de faire un métier qui te passionne.
C’est le titre d’une des chansons et cela symbolise un thème qui m’est cher : l’unité.
J’ai beaucoup de passions, je ne pourrai pas toutes les citer ! Mais aucune n’est aussi forte que la musique…je crois que c’est pour ça que je suis chanteur !