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Fabrice Eboué : debout et sans tabou Lundi 26 Janvier 2015

About Iris

Iris Iris, 23 ans. Parisienne de naissance mais sudiste dans l'âme. N'imagine pas un monde sans musique et sans poney.
Fabrice Eboué : debout et sans tabou
Cheveux ébouriffés, veste bleue électrique et sourire malicieux, Fabrice Eboué n’a pas changé depuis ses débuts. Ni au niveau du physique, ni au niveau du caractère… Il n’a toujours pas sa langue dans sa poche ! Il raconte à Magma son actualité, ses projets mais aussi sa vision de la société et son avis sur sa profession. Interview d’un humoriste libre et engagé.

Plus d'un an que vous jouez « Fabrice Eboué, levez-vous », qu'est ce qui a changé depuis les premières représentations ?
Il est plus fluide, ça c'est certain ! Après c'est un spectacle qui parle d'actualité donc je le modifie quand des évènements viennent chambouler cette actualité. Les gens doivent avoir l'impression que le texte a été écrit la veille.

Par exemple, vous abordez le thème du mariage pour tous dans votre spectacle. Nicolas Sarkozy a annoncé dernièrement qu'il voulait abroger la loi, c'est le genre de déclaration qui peut modifier votre spectacle ?
L'avantage c'est que les sujets que j'aborde perdurent grâce à ce genre de déclaration. Le débat autour du mariage pour tous est très révélateur de la société française d'aujourd'hui, c'est la raison pour laquelle j'ai choisi d'en parler.

Dans ce deuxième spectacle vous évoquez davantage votre vie personnelle ...
Oui, ce spectacle est beaucoup plus intime. Je parle par exemple de ma famille de gynécos (son père, son frère et sa sœur sont gynéco ndlr). Parler de soi c'est une façon d'être dans l'autodérision mais cela permet aussi de personnaliser le spectacle. Un comique est pour moi le témoignage d'une époque, d'une société à travers son existence.

Dans votre famille tout le monde a fait de longues études ...Comment ont-ils réagi quand vous leur avez annoncé votre envie d'être humoriste ?
Aujourd'hui ils sont très fiers mais c'est vrai que quand je l'ai annoncé à mon père, il était un peu dépité. Petit à petit, ils ont vu que cela me canalisait (j'étais ce qu'on appelle turbulent quand j'étais jeune...) et ils ont mieux accepté l'idée.

Vous avez dit dernièrement dans une interview pour Lyon capital que vous déconseilliez le spectacle aux enfants ... L'Humour Eboué est interdit au moins de 12 ans ?
Rassurez-vous, il n'y a rien de pornographique dans mon spectacle (rires). Les enfants peuvent, bien sûr, venir mais je pense que cela n'a pas d'intérêt pour eux. Je fais beaucoup de second degré qu'ils n'ont pas forcément l'âge de comprendre.
 
 
Vous avez commencé il y a une quinzaine d’années dans des cafés-théâtres. Aujourd’hui les choses ont changé et beaucoup d’humoristes se font connaître grâce au web…
L’avantage (et le désavantage) du web c’est qu’il donne rapidement une « force de frappe » gigantesque en terme de communication. Moi aussi quand j’avais 18 ans je faisais des vidéos sur cassettes… Sauf que personne ne les visionnait à part mes potes (rires). La chance qu’on avait en passant par la « galère » des petites salles c’est qu’on se forgeait petit à petit et on arrivait sur scène rodés. Ce n’est pas toujours le cas lorsqu'on est hyper médiatisé très jeune.
 
Les sujets abordés par ces jeunes humoristes sont souvent les mêmes : le portable, les réseaux sociaux, les meufs… Vous n’avez pas l’impression que la nouvelle génération tourne un peu en rond ?
On parle souvent de Coluche et Desproges en disant que c’était une génération qui avait plus de liberté. Je pense tout simplement qu’un comique est le reflet de la société et du monde dans lequel il vit. Plus on va aller vers cette société de « lissage » et de consommation rapide, plus les jeunes humoristes vont correspondre à ça. Il y a de plus en plus de comiques mais de moins en moins de propos et d’originalité. J’ai un peu cette impression que les comiques sont aujourd'hui fabriqués comme des vêtements H&M, à la chaine.
 
Qui sont les humoristes qui, pour vous, sortent du lot aujourd’hui ?
Un humoriste que j’adore est Arnaud Tsamère. Il a créé un univers original et absolument pas standardisé. Il n’a pas les mêmes vannes que le voisin, il fait du Tsamère.
 
Quel souvenir gardez-vous de votre brève expérience dans le rap ?
J’ai d'abord voulu être un artiste musical que je ne suis absolument pas puisque je suis un piètre musicien. Mais j’avais cette envie d’expression, de scène. Quand j’ai compris que je n’avais pas du tout le sens du rythme mais que mes textes faisaient marrer les camarades, je me suis m’orienté vers l'humour.
 
Parlez-nous un peu de vos projets…
J’ai eu la chance de faire du one man show, d’écrire des séries, de faire du cinéma… Il ne manquait que le théâtre et je suis actuellement en train d’écrire une pièce. Je ne suis pas réalisateur, comédien ou comique, je suis libre avant tout et je veux aller vers des terrains inexplorés !
 
Bientôt papa si je ne me trompe pas ?
C’est une sortie officielle (rires) prévue pour le 21 janvier donc si vous me voyez avec de gros cernes le soir du spectacle à Marseille, c’est normal.

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