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Les Flying Frenchies : une vie sur le fil Lundi 22 Juin 2015

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Les Flying Frenchies : une vie sur le fil
Là où pour le commun des mortels l'aventure s'arrête, pour Tancrède et sa bande, elle ne fait que commencer. Les Flying Frenchies se sont spécialisés dans une drôle de pratique : la highline. La base ? Des alpinistes bien aguerris qui taquinent les faces les plus engagées des Alpes. Le projet ? Une fois arrivé au sommet, accrocher un câble sur le pic d'en face et jouer les équilibristes. A plus de 3000m d'altitude. Résultats ? Des images qui coupent – littéralement - le souffle et un univers qui balance entre performances extrêmes et création artistique. Tancrède nous a invité chez lui pour tout nous raconter.

Le lieu ? Une petite chambre au pied du Mont-Blanc. A l'entrée un jeune homme souriant, sarouel et cheveux en pagaille. Entrer chez Tancrède Melet, c'est déjà pénétrer dans l'univers des Flying Frenchies. Ici un chapeau de clown se fraye une petite place entre des kilos de matériel de montagne. Là les schémas de ses derniers projets se perdent entre des piles de bouquins. Et pour le reste, pas grand chose : Tancrède vit simplement. Ça sent bon les huiles essentielles, les graines qui germent. On s'assoie face aux montagnes, on se sert un jus frais et on commence à discuter.

Sérieusement Tancrède, comment on en arrive à tirer un câble entre deux montagnes et à marcher dessus ?
Au commencement, on faisait tous de la slackline. C'était le début de ces pratiques, l'Américain Dean Potter faisait ses premières highline, il nous a montré la voie. Je rencontre Julien Milot sur la route, dans le Verdon. On s'y essaye. Il prend le virus le premier et plaque tout pour se dédier entièrement à cette passion naissante. Moi il me faudra une année de plus pour lâcher mon poste d'ingénieur. A ce moment là, il était surtout question de profiter de la vie : « que vogue la galère » !

Puis de rencontres en rencontres dans le milieu de la montagne, notre petite bande s'étoffe. On touche à tout, on s'essaye au base jump. On croise Sébastien Montaz en 2010 (producteur de vidéos de sports extrêmes, ndlr), on lui parle de certains de nos projets : le premier film des Flying Frenchies, I believe I can fly, sera l'aboutissement de cette rencontre.

Dans votre 2e film, le Petit Bus Rouge, vous intégrez à vos performances une dimension artistique. Pourquoi mêler les arts du cirque ?
Comme souvent, à l'issue d'une rencontre. Celle du clown Anicet Leone, qui nous a embarqué dans son monde délirant. J'aime les mélanges. Je ne suis pas allé à l'école traditionnelle : j'ai été ouvert à beaucoup de choses. Ce que fait Anicet me parle, j'ai l'impression que ça s'intègre dans ce qu'on fait. J'ai aussi l'espoir de réunir plus de gens autour de nos projets. La vidéo permet cette ouverture : je rêverais de faire venir du public au pied d'une falaise et de leur proposer un spectacle qui dépasse la simple performance sportive.

Certains de ces projets sont très ambitieux. Est-ce que ça aide d'être ingénieur de formation ?
Nous sommes deux dans ce cas dans le groupe et c'est sûr que pas mal de nos projets ont été possibles parce que nous étions capables de gérer tous les aspects techniques nous même. J'aime me servir de mes compétences pour aller plus loin dans ma pratique. J'ai d'ailleurs pas mal d'idées assez délirantes qui vont demander ce type de savoir-faire. Mais je n'envisage absolument pas aujourd'hui de redevenir salarié à plein temps.

Qu'est ce qui vous pousse à continuer d'expérimenter, à aller toujours plus loin ?
Tout cela doit rester un grand jeu et doit s'inscrire dans un cadre qui nous inspire, le plus souvent la montagne. L'idée ensuite c'est d'expérimenter ce que tu peux ressentir dans différentes situations. De prendre le contrôle absolu sur son corps et de se se placer face aux éléments : on n'est finalement pas grand chose. Et puis, il faut bien flatter un peu son ego en se disant qu'on fait des choses qui sortent de l'ordinaire.

Dans le Petit Bus Rouge, vous finissez par tendre une highline à l'Aiguille du Grépon, au dessus de Chamonix. Tu décides de traverser la ligne en solo (sans aucune forme d'assurage, ndlr). Pourquoi enlever le baudrier ?
Pas évident de résumer une telle démarche. Pour moi, il s'agit principalement de purifier encore un peu plus cet instant. On est déjà tout là haut, sur ce morceau de câble, et dans notre tête il n'y a rien d'autre. Nous, petite chose face à l'immensité du lieu, confronté à l'intensité du moment. En enlevant le baudrier, je cherche à rendre ça encore plus parfait, plus pur, à me retrouver complètement nu au milieu de tout ça. Je sens que je contrôle. Alors j'engage tout ce que j'ai. Le risque 0 est une absurdité : tout est question d'accepter ou non un risque lorsque l'on sait que l'on contrôle la situation.

Est-ce que cette quête va s'arrêter un jour ?
Peut-être mais pas aujourd'hui. Il y a encore trop de choses à expérimenter. La baseline (mix de highline et de base jump, ndlr) par exemple ou le wingsuit en haute montagne. J'ai beaucoup de trop de choses en tête encore !

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