Thomas Ngijol s’émancipe. Il s’éloigne de Canal +, France Inter et du Jamel Comedy Club. L’humoriste revient à la scène et promène son one man show. Il rit de tout et particulièrement de la misère humaine. Avec une indolence déconcertante, ce français d’origine camerounaise balance ses vannes grinçantes. A 31 ans, il ne prend plus les choses au sérieux et n’a plus de raisons de s’énerver. Sauf quand il n’a plus de Kinder Bueno, son pêché mignon. Voilà un grand (1m93) qui craque pour des plaisirs simples.
Un peu chaotique scolairement ! J’ai été jusqu’en Licence de Sciences de l’Education sans la valider. Je travaillais en parallèle comme aide éducateur. Je voulais être « instit » mais pour réussir le concours il aurait fallu bosser plus. Et comme je faisais beaucoup de théâtre, j’ai préféré tout arrêter.
Justement parce que je m’ennuyais dans mes études. Un jour je me suis dis : fait ce que tu as envie !
Je tourne la semaine prochaine dans « La chance de ma vie », un film de Nicolas Cuche. J’ai le rôle du meilleur ami de François-Xavier Demaison. Et puis j’écris.
Je n’ai pas vraiment de méthode mais des périodes d’enfermement. Si un sujet m’inspire, pendant une minute, une heure ou une journée j’écris dessus. Après, je teste sur le public
Ça n’existe pas ! Un spectacle idéal peut-être …
Oui, ça va !
Oh la !! … Je dirais… pas zen parce que je ne le suis pas. Peut-être impulsif… non, je ne le suis plus. Oh… c’est horrible, je ne sais pas ! En fait, je suis entre les deux !
Un minimum. J’y fais pas trop gaffe. Tout ce qu’on voit de moi est assez brut, pas trop travaillé.
J’aimerais surtout qu’ils soient curieux de ce que je fais. Je me fie au baromètre de la rue. Dans les transports en commun on me témoigne beaucoup de marques de sympathie.
Quand on pense que je suis une bonne personne.
Ma vie entière ! J’aurais vraiment aimé jouer au foot. L’adrénaline du foot me manque.
Hier, devant un film asiatique. Une scène où un mec se fait buter avec des couteaux dans les fesses.
Quand les conversations deviennent trop sérieuses, mon cerveau s’arrête.
Je ne jette rien par terre. Mais tout dans ma voiture !
Maisons Alfort, la ville où je suis né.
Le solennel non justifié.
Non !
Ma femme (… Sauf qu’il n’est pas marié !)
J’en ai pas, je ne suis pas coureur.
Dans le réel je prends l’inspiration et après je me barre vite !
En ce moment, pas faire de sport.
Pas pour une fille, pas pour des baskets, ni pour un film, ni pour un livre… pour l’île Maurice !
Destin ET chance.
Bordel ! ça arrive souvent dans ma bouche pour exprimer n’importe quoi.
Je ne me suis pas posé la question ! Si tu me demandes une interview c’est pour être sympa avec moi, pas pour me piéger.