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Delacroix, l’électro guidant le peuple Mardi 29 Septembre 2015

About Lea

LeaJ'aime pô les biographies.
Delacroix, l’électro guidant le peuple
C’est un peu le prodige de la nouvelle scène électro. Il commence le piano à 4 ans, il en a tout juste 19 pour la sortie de Oui mais non, et devient incontestablement LE producteur à suivre à 24, lorsqu’il dévoile Air France. Avec Joris, exit les basses qui tabassent et les « Boum-Tchik-Boum-Tchik » abrutissants : on se lance dans l’expérience de la techno mélodique. Rencontre après un set musclé au festival Marsatac.

Pour commencer, peux-tu nous parler un peu de tes débuts, comment tu as commencé, qu’est-ce qui t’a  donné envie de te lancer ?
J’ai commencé la musique assez tôt, par des choses qui n’avaient rien à voir avec ce que je fais aujourd’hui : une formation classique piano et guitare, et un petit peu de rock (pas longtemps). J’ai toujours aimé la techno, depuis que je suis petit. Et vers 18 ans, j’ai commencé à sortir en club et j’ai plus décroché. J’ai commencé dans le salon chez mes parents sur un vieux PC, avec un ampli des années 70 et un petit logiciel.

Quand tu sortais à ce moment là, tu écoutais quoi ?
J’ai d’abord eu une grosse période Joachim Garraud et David Guetta. Ensuite, j’ai commencé à fréquenter le Bar Live à Montpellier, ça jouait une musique beaucoup plus minimale, underground. J’aimais aussi aller à l’Amnesia au Cap D’agde, qui était un très gros club. Avec ma musique, j’essaye de jouer avec ces deux influences, de faire un mix entre l’underground et le club. Je voulais utiliser la house pour son côté chaleureux et groovy,  et la techno parce qu’elle est plus expérimentale, elle laisse plus de place à l’imagination. C’est intéressant de mêler les deux pour trouver un nouveau son.

Tu as une formation classique. Tu n’as jamais eu envie de faire des morceaux dans cette veine là ?  
J’étais assez doué quand j’étais gamin, et quand je me suis mis à faire de la musique avec un ordinateur, j’ai tout perdu ! Ce que j’ai ressenti en faisant de l’électro, je ne l’ai jamais ressenti en faisant du classique. J’aime toujours jouer du piano, mais ce qui me fait kiffer par-dessus tout c’est de pouvoir faire tous les instruments, du beat, du lead de la basse…  C’est l’aspect couteau suisse de l’électro qui m’oblige à m’intéresser à plein de style, à toucher à tout.

Comment tu as préparé le set de ce soir ?
C’est un live que je joue depuis avril, et que j’ai du composer hyper rapidement. J’ai beaucoup de choses à revoir, je l’ai déjà pas mal retravaillé, et je commence à obtenir un son dont je suis vraiment content. Je vais recaler une scéno plus précise, en retravaillant un peu le concept. Et en novembre on repartira avec ce nouveau projet.

Tu peux nous en dire plus sur ce nouveau concept ?
J’ai tourné pendant quelques temps avec un gros éclairage en forme de réacteur, et là on part dans quelque chose de plus simple, de plus géométrique. On va retravailler la lumière pour moins avoir cet effet d’écran,  et on va mieux mettre le set up en valeur. L’idée est de jouer avec un synthé dont les touches interagiront directement avec la lumière. On construit tout ça progressivement.

Tu as eu des gros succès avec des sons comme Air France ou Maeva, est-ce que tu envisages de sortir un nouvel album ?
Je commence vraiment à penser à un deuxième album. Ça a pris un peu de temps, j’avais besoin de faire évoluer mon son, d’explorer des choses. Et je tourne pas mal à côté, donc ça me freine un petit peu, je travaille beaucoup pour préparer mes sets. Je n’ai pas encore de deadline pour le prochain album, mais j’ai déjà posé quelques idées, j’espère le sortir courant 2016.

D’autres artistes interviendront sur ce nouvel album ?
C’est vraiment quelque chose que j’ai envie d’explorer sur l’album, le featuring. J’ai la chance de rencontrer beaucoup de gens, des bons musiciens avec des approches musicales différentes des miennes, et j’ai envie d’intégrer ça. Bosser avec des vrais guitaristes, des vrais pianistes, écrire des textes. C’est hyper intéressant de s’enrichir avec des collaborations, et je suis arrivé à un moment où je peux me le permettre.

Tu as des noms en tête ?
Je ne cherche pas forcément des gens connus, mais plutôt des personnes avec qui je peux vraiment me mettre en studio. Le problème avec les grands noms, c’est qu’ils n’ont pas forcément beaucoup de temps à consacrer au projet. J’ai envie de privilégier les bons musiciens dans mon entourage, avec qui je peux vraiment échanger et créer quelque chose de A à Z.

Comment tu qualifierais ton public, tu l’as vu évoluer ?
Non, il n’a pas évolué ! (Rires) Non, je plaisante. On me dit souvent « d’habitude je n’écoute pas trop d’électro, mais toi je t’écoute », et c’est un peu ce que je recherche. Et ce qui me fait encore plus plaisir, ce sont les gens qui me disent qu’ils ont commencé à écouter de l’électro avec moi, et que ça a été leur porte d’entrée pour découvrir d’autres artistes. Je pense que de manière générale mon public se compose de gens qui aiment sortir, qui aiment la techno, la house, mais qui écoutent un peu de tout. C’est ce que je vois quand je vais regarder les profils facebook des gens qui s’expriment sur ma musique ! Je regarde tout ce qu’on me dit, et j’essaye de prendre les remarques pertinentes en compte pour faire évoluer mon live.

Tu parlais du travail sur ton son, de l’évolution de tes morceaux, vers quoi est-ce que tu vas aller ? Je pense que c’est important de garder la tangente. Ma musique restera entre la deep house, la house et la techno minimale. Mais après je suis attentif à ce que les gens ont envie d’écouter. Ces derniers temps on a fait beaucoup de deep house, et là en ce moment il se passe plus de choses du côté de la techno. Je ne fais pas de la musique que pour moi, je veux que les gens soient contents, donc c’est important de savoir ce qu’ils aiment.

Ta vie perso a été pas mal chamboulée avec le succès, les tournées ?
Ça a été assez progressif. Il y a eu un moment où je faisais des dates tous les week-ends et le reste du temps je bossais chez McDo. Ensuite j’ai eu assez de dates pour vivre de la musique, et j’en ai parlé à mon patron qui m’a beaucoup encouragé. J’avais un peu peur de me lancer parce qu’on ne sait jamais si ça va durer. Et je me suis retrouvé comme un entrepreneur, à prendre toutes les décisions, à côtoyer des gens différents. Mais je n’ai pas perdu mes potes, pour moi c’est important de me rappeler qui je suis, d’où je viens. Ma vie a changé, oui et non. Moi je n’ai pas changé.

 

                                                 ***Quizz ***

Ton film préféré ? Las Vegas Parano

La collaboration que tu ne pourrais pas refuser ? Un des deux Daft Punk

Le morceau caché au fond de ton Ipod ? Y en a pas qu’un ! J’ai fait des remix un peu hasardeux de I like to move it move it !  

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