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Caravan Palace, les gipsy swinguent Vendredi 20 Novembre 2015

About Marius

MariusCurieux conteur, à moins que ce soit l'inverse. 
Caravan Palace, les gipsy swinguent
Caravan Palace devait jouer à l’Espace Julien à Marseille samedi 14 novembre. En raison des attentats qui ont endeuillé Paris, les organisateurs et le groupe ont préféré annuler le concert. Depuis, les huit membres de la troupe ont annoncé sur Facebook reprendre leur tournée « car nos doigts nous démangent de répondre par des notes » et seront de retour sur scène pour jouer leur nouvel album mystérieusement intitulé « <I°_°I> » ! Hugo, le violoniste du groupe, nous a accordé une interview. Parov Stelar, porno des années 20, et Rihanna, on a parlé de tout. Parce qu’il faut swinguer, parce qu’il faut danser, la voici !

Tout d’abord, quels ont été les retours du public sur ce nouvel album ?
On est super contents des retours, à la fois du public français mais aussi anglo-saxon, ce qui nous a un peu surpris. Pour nous, c’est super positif. Cet album nous a pris du temps, ça fait plus de deux ans qu’on bosse dessus.

Justement dans cet album, on entend moins de swing et plus de sonorités électroniques, qu’est ce qui a changé dans l’enregistrement de ce disque par rapport au précédent ?
On n’a pas vraiment changé de méthode travail : on s’est pris la tête sur chaque morceau, d’abord chacun de son côté, puis on s’est rassemblé en studio pour accorder tout ça. Ce qui a changé par contre, c’est qu’on écoute plus de trucs variés. La musique, et la musique électronique en particulier, a énormément changé depuis cinq ans, elle a envahi tous les styles musicaux et prédomine largement. Jusqu’ici, on pensait que le hip-hop et le swing ne pouvaient pas se mélanger et aujourd’hui on se dit « Et pourquoi pas ? ». Je parle pour moi mais un morceau comme Bitch Better Have My Money de Rihanna m’a par exemple mis une bonne claque.
Au départ pour cet album, on est parti de ce qu’on savait faire. Et tout d’un coup, on s’est dit « non ça marche pas » alors on s’est dit « et puis merde on va tenter des trucs ». Au final on est très fier de ce disque.

Pouvez-vous nous parler de l’accueil plus mitigé que votre deuxième album Panic a reçu (moi je l’ai adoré perso) par rapport à votre premier disque Caravan Palace, c’est dû à quoi selon vous ?
Disons que les réactions étaient mi-figue / mi-raisin pour Panic. C’est toujours difficile de faire un deuxième disque après le succès du premier. Quand l’écoute, on entend le dur labeur. Vraiment, on l’a bossé, on a voulu faire un album complet, cohérent et je pense que c’est réussi, mais il était difficile à mettre en scène pour le live.
Alors que pour ce nouvel album, on a eu aucun problème à le transposer sur scène, on a retrouvé une démarche plus spontanée, plus festive, et on sent que le public répond avec enthousiasme pendant les concerts donc on est ravi.

Quel est votre parcours ? D’où vous vient cet amour pour le swing et ce style musical tout droit sorti des speakeasies (bars clandestins) de la prohibition ?
On a toujours aimé ça. Avant Caravan Palace, on avait un groupe, Swing Shots, avec plusieurs membres de Caravan. On faisait du jazz manouche dans des bars à Paris et pour des mariages ou des soirées privées. C’était cool et hyper formateur. Et un beau jour, on se retrouve à faire la bande son d’un porno qui se déroulait dans les années 20 ! Il devait être diffusé sur Canal Plus mais n’a finalement jamais été mis à l’antenne. Comme on avait notre bande son, on l’a faite écouter à droite à gauche, sur My Space, et les gens ont adoré ! On a acquis une petite notoriété. En 2005, Parov Stelar nous a invité sur son label. Malheureusement, ça ne s’est pas fait mais on entendait de plus en plus d’electro swing : G-Swing, Parov Stelar, Kormac… On est arrivé au même moment.

A entendre votre nouvel album, on se demande si le terme électro swing a encore un sens pour définir votre musique, ça vous convient comme terme ?
Avant on ne se posait même pas la question, c’est bien la preuve que ça ne convient plus tout à fait. On aime bien parler de futur swing, en rapport avec le genre Futur Bass qu’on écoute beaucoup. Futur swing, ou électro swing d’aujourd’hui en fait. On se nourrit et on joue avec tous les genres musicaux à notre disposition.

Votre 3 ème album s’intitule « <I°_°I> ». Deux questions : comment on le prononce ? Et votre maison de disque ne vous a pas interdit de donner un nom pareil à votre disque ?
Non à notre grande surprise ! Notre maison de disque a dit « ok c’est génial, on fonce ! ». On voulait un album qui représente notre univers musical. Pour le titre, on laissait au public le choix de décider. On voulait qu’ils se l’approprient, c’était l’idée. Tout le monde est à peu près tombé d’accord sur Robot. Et ça nous va bien.

Vous avez fait plusieurs tournées au Etats-Unis, comment ça s’est passé ?
L’an dernier, c’était la 4ème fois qu’on y allait et on devrait y retourner au printemps. C’est génial à chaque fois, les fans américains sont hyper accueillants, hyper chaleureux, hyper chauds pour tout en fait ! Jouer là-bas c’est bon pour l’ego et on rencontre que des gens motivés pour tout, c’est vraiment super.

Et Marseille alors, à notre grande surprise ça sera seulement la 2ème fois que vous y jouez ?
Oui, on a une histoire mouvementée à Marseille, la première fois qu’on y est venu on a joué pour un mariage avec Swing Shots sur l’île du Frioul, c’était génial ! Sinon avec Caravan Palace, on est seulement passé une fois au Dock en 2009 pour la Fiesta des Suds. Mais rien depuis, à chaque fois on a du annuler. Alors on doit conjurer le sort à l’Espace Julien !

NDLR : pour rappel cette interview a été réalisée vendredi 13 novembre après-midi. Le concert prévu à l’Espace Julien a été annulé mais doit être reporté prochainement. Restez connecté sur notre page Facebook, on vous tient au courant !

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Les titres auxquels vous avez échappé :
- Caravan Palace, le swing qui ne laisse pas de glace
- Caravane Palace, le swing à roulettes
- Caravane Palaaaace, ton univers impitoyaableuh
- Caravan Palace, king of swing

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