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General Elektriks, décharge electropop By Lea

About Lea

LeaJ'aime pô les biographies.
General Elektriks, décharge electropop
4 ans qu’Hervé Salters n’avait pas fait swinguer ses guiboles derrière son clavier avec General Elektriks. Pour son nouvel album, To be a Stranger, on le retrouve au sommet de son art, ou en tout cas très bien parti dans son ascension. Alors qu’il s’apprête à écumer les scènes des festivals, il a pris quelques minutes pour se prêter au jeu de l’interview. Avant de le rencontrer, on l’aimait bien. Maintenant, on l’adore.

On entend souvent que General Elektriks, c’est un mélange de Métronomy, Stevie Wonder, Phoenix… Qu’est-ce que vous pensez de cette description ?
Pourquoi pas ! Je pense plutôt en terme de genre qu’en terme d’artiste. Mais c’est vrai que le côté funk et soul rappelle Stevie Wonder, qui est une grosse influence pour moi :un compositeur dément et un claviériste dément. Je ne veux pas choisir de faire un disque de rock ou de funk. La musique c’est la musique : des notes, du texte. Je prends tout ce que j’aime. Ça peut être de l’électro, du rock, de la pop, de la funk, etc. Tous les ingrédients sont un peu dans tous les morceaux, et ça donne General Elektriks.

On vous imagine composer un peu à la manière d’un savant fou : entouré de drôles d’instruments et d’ordinateurs, pour faire des expériences musicales en mêlant pop, rock, jazz, hip hop. On est loin de la vérité ?
Non c’est à peu près ça ! C’est un travail de laborantin. Les morceaux partent toujours d’une étincelle qu’il faut faire grandir. Ça passe par plein d’expériences, pour arriver à un morceau qui puisse communiquer avec les gens, les émouvoir.

Qu’est-ce qui a provoqué l’étincelle sur cet album ?
Je me suis arrêté de faire du Général Elektriks après la tournée de Market Street, d’où je suis sorti assez fatigué. C’est le moment où j’ai déménagé à Berlin. J’ai bossé sur des musiques de série, de film. J’ai travaillé avec ChiefXcel, le DJ producteur de Blackalicious, sur le projet Burning House. Et au fur et à mesure l’envie de faire du Général Elektriks est revenue. L’étincelle c’était cette nouvelle ville, cette nouvelle vie. Chaque fois qu’on déménage, on découvre des sensations, les capteurs toujours en éveil…

D’où le titre, To be a stranger ?
Oui. Le titre est venu sur la fin, quand j’ai réalisé que plusieurs morceaux parlaient de déracinement  géographique et émotionnel. La sensation de ne plus appartenir à aucun pays. Je suis parti de Paris en 1999, j’ai habité aux US pendant 12 ans, et maintenant Berlin. C’est une grande liberté de voyager, de découvrir d’autres manières de voir le monde, mais il y aaussi une nostalgie. 

Pour tous vos albums, vous composez en solo et vous transposez les morceaux sur scène avec des musiciens. A quoi doit-on s’attendre ? Les morceaux sont-ils radicalement transformés ?
L’idée c’est de réarranger le disque, pas de le reproduire à l’identique. La scène offre une arme fabuleuse qui est l’instant présent, incontrôlable. Ca donne aux gens la possibilité de rentrer dans un autre moment que celui du disque, avec une nouvelle énergie, des morceaux rallongés, plus de place à l’impro, pour que les choses puissent aussi se casser la gueule. C’est important qu’on ait cette sensation que les choses peuvent se casser la gueule.

Un morceau en particulier qui a vraiment été réinterprété ?
Tu m’intrigues, un morceau de mon tout premier album en 2003. La rythmique est différente, on l’emmène loin de la base. En live, on est dans un moment musical et visuel, on fait vivre la musique différemment, on chante, on danse.

D’ailleurs, vos concerts sont toujours survitaminés. Vous sautez partout, vous dansez… On se demande comment vous arrivez encore à jouer du clavier. Vous devez bien faire des fausses notes de temps en temps, non ?
Y en a oui ! En fait si vous regardez bien, quand les parties de clavier sont vraiment compliquées je ne peux pas danser. C’est venu naturellement, je voulais faire un peu un show, quoi. Pas juste être le petit claviériste au fond de la scène, le binoclard qui baisse la tête. Je me suis toujours dit qu’avec le clavier y avait d’autres choses à faire. 

Dans une interview, vous regrettiez le manque de créativité des gros labels, où le service marketing a plus de poids que la direction artistique. Un morceau comme Migration Feathers aurait-il été possible avec un autre label ?
Lorsque je fais des disques, les bandes sont à moi, je paye moi-même pour les enregistrer. Je le propose aux labels ensuite, donc il n’y a pas vraiment de discussion sur le contenu artistique. Mais je ne suis pas fermé non plus. Je sais aussi écouter les feedbacks, qui peuvent être très bons et apporter beaucoup de choses. Dans Migration Feathers, c’est vrai que le premier refrain arrive très tard. On en a parlé avec les gars de Radio Nova, qui m’avaient demandé de modifier un peu le morceau en mettant le refrain plus tôt. Du coup j’ai essayé, mais bon ça ne marchait pas, le morceau a besoin d’être comme ça, de monter lentement. Je ne suis pas hermétique aux morceaux dont la structure est plus classique, j’adore la petite pop efficace qui fait bouger tout de suite. Mais j’essaye d’étendre un peu la palette et de toucher d’autres choses, d’expérimenter des trucs dans mes albums.

On sait que vous avez une passion pour les vieux instruments, que vous chinez un peu partout. Y aura-t-il un jour un album General Acoustique ?
C’est marrant j’y avais pensé à un moment ! De faire un disque qui s’appellerait comme ça et qui serait basé sur des instruments acoustiques, mais ce n’est pas encore arrivé. J’aime beaucoup les vieux claviers, mais je ne suis pas collectionneur. Quand j’entends un son qui m’intéresse, j’achète le clavier et je l’utilise à fond, je l’abîme, je l’emmène en tournée.

 

D’autres projets à venir ?
Je travaille sur un nouvel album de General Elektriks. Pendant les quelques semaines de break de la tournée, j’ai commencé  à poser des idées. Je laisse les choses venir.

***Le Quizz Musique***

 

Le morceau que tu aurais aimé composer ?
N’importe quel morceau de Stevie Wonder ! Mais on va dire Living for the city

Le morceau qui te fait pleurer ?
La reprise de Word on a Wing par David Bowie sur l’album Station to Station

Le morceau qui te donne envie de grimper dans une décapotable, et de t’enfuir cheveux aux vents ?
Song 2 de Blur

Le morceau caché dans ta playlist, parce que tu en as un peu honte ?
Porque te vas de Jeanette

Le dernier morceau (ou groupe) que tu as découvert ?
Lucius, un groupe new yorkais qui a joué juste avant nous à Bourges et c’était terrible. 

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