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La rencontre : Gaspard Ulliel By Lea

About Lea

LeaJ'aime pô les biographies.
La rencontre : Gaspard Ulliel
Regard bleu perçant, cicatrice sur la joue gauche : le visage de Gaspard Ulliel nous est presque familier. Et pour cause, entre rôles marquants et égérie pour Chanel nous assistons, curieux, à son ascension depuis sa première apparition à l’écran il y a 20 ans. Après plusieurs années de maturation (Les Égarés, Un Long Dimanche de Fiançailles, La Princesse de Montpensier), l’acteur s’est révélé en incarnant Saint-Laurent. Avec Juste la fin du Monde de Dolan, face à Marion Cotillard et Vincent Cassel, il confirme son statut d’acteur incontournable du cinéma français.

La première fois que tu as mis les pieds sur un plateau tu étais encore enfant… Qu’est-ce qui t’a le plus impressionné ?
J’ai commencé vraiment par hasard, à 11 ans, par de la figuration dans un téléfilm avec Sandrine Bonnaire. Mon premier vrai rôle c’était dans Julien L’apprenti, j’avais 14 ans.  A cet âge là, c’est assez magique de se retrouver sur un plateau, de voir l’envers 
du décor, comment tout se fabrique.
Ce qui m’avait plu c’est le travail d’équipe, l’ambiance incroyable du tournage. Ça a planté une graine, et quelques années après je me suis rendu compte que je voulais continuer dans cette lancée. Je voulais participer à des tournages, en tant qu’acteur ou sur un autre poste et j’aimais l’idée de réaliser. Après le bac j’ai poursuivi des études de cinéma. J’avais des propositions en tant que comédien en parallèle, et j’ai vite arrêté la fac, en me disant que je pouvais apprendre sur le tas.

Pas de regrets, donc, de n’être pas passé derrière la caméra ?
Cette idée de réaliser est restée longtemps présente. Aujourd’hui je n’en suis plus certain. J’ai une passion de cinéphile, j’ai un regard sur la mise en scène, sur le montage, mais je ne sais pas si j’aurai le courage de sauter le pas. Je ne suis pas frustré parce que j’atteins un nouvel endroit dans mon parcours, où  je me réjouis du travail sur les rôles qu’on  me propose. Depuis Saint Laurent, j’ai eu l’impression de recommencer à zéro, j’ai un autre regard sur mon travail, j’aborde les choses différemment.

Pourquoi ce film en particulier ?
C’est arrivé à un moment précis dans ma vie personnelle où j’étais prêt à évoluer, après plusieurs années assez calmes. J’ai eu le temps de prendre du recul, et je me suis demandé ce que je voulais vraiment faire. Ce projet m’a permis de grandir, de me redéfinir. C’est comme si pendant plusieurs années j’avais exercé ce métier sans être vraiment maître de ce que je faisais.

Plus récemment, ton rôle dans Juste la Fin du Monde de Dolan a fait pas mal de bruit à Cannes. Comment s’est passée votre rencontre ?
Je l’ai rencontré pour la première fois à Cannes, justement. J’étais à une soirée et un jeune acteur, Niels Schneider, est venu me voir pour me présenter un cinéaste. Je me retourne, et je vois un gamin. J’ai cru que c’était une farce et je l’ai un peu rembarré. Et puis j’ai découvert son film, J’ai tué ma mère, et je me suis aperçu de mon erreur. Deux ans après je l’ai recroisé à Cannes et là on a discuté. Ce qui est fascinant chez Xavier c’est qu’il grandit au fur et à mesure de ses films.
Plus tard à Los Angeles il m’a invité à déjeuner pour parler de Juste la Fin du Monde. Il avait déjà l’accord de Marion Cotillard et Léa Seydoux. J’ai accepté immédiatement.Il a écrit le scénario en 3 semaines et me l’a envoyé.

Scénario écrit en 3 semaines, et film tourné en un mois. Comment on s’adapte à ce rythme ? 
Tout ce projet s’est enchainé dans une sorte d’urgence. Entre le moment où il m’a présenté le projet, la découverte du scénario, le tournage, tout s’est fait très vite, et je dois dire que c’est plutôt agréable. Parfois, les longues mises en place techniques cassent un peu le rythme du tournage. Pour ce film, le huis clos a permis d’avancer facilement puisqu’il n’y avait quasiment qu’un seul décor. Ça crée une vraie énergie, sans temps morts. J’ai eu un mois pour préparer ce rôle.
J’ai trouvé ce personnage très intéressant :  il revient après 2 ans voir sa famille, et on ne sait que très peu de choses sur son passé. Alors je me suis inventé son histoire, sans rien laisser au hasard. Je connaissais Louis par cœur, jusqu’à son moindre secret. J’aimais cette idée qu’une partie du personnage reste secrète vis-à-vis du réalisateur, ça donne une confrontation des idées qui crée quelque chose de nouveau sur le plateau.

Tu parles parfois de la relation presque viscérale qui peut se nouer avec un personnage dès la première lecture du scénario. Que s’est-il passé lorsque tu as découvert celui de Louis ?
J’ai d’abord été surpris par le peu de dialogues. Louis est peu bavard. D’ailleurs Xavier m’avait envoyé une lettre avec le script, soucieux de la façon dont j’allais découvrir le scénario. 
Ce personnage se retrouve au milieu de gens qui ne cessent de parler, ils occupent l’espace et monopolisent la parole par peur de ce que Louis va dire. Il y a cette idée que la parole est une fuite, un masque, qui crée un vrai contraste entre mon personnage et les autres. Dans cette lettre, Xavier disait qu’il fallait construire un personnage autour de l’écoute,  et laisser parler les silences et les regards. Et ce travail a été sublimé par le dispositif de mise en scène, où les comédiens sont filmés  au plus près, avec des gros plans extrêmes qui donnent quelque chose de quasi monstrueux. Ils permettent de saisir des choses impercep-tibles, un frémissement, un clignement d’œil, un sourcil qui se lève. Il montre tout le sous texte, tout ce qui n’est pas formulé par les personnages.

Quels sont tes projets pour la suite ?
Il y en a trois. Une participation pour le réalisateur  FJ Ossang. C’est un cinéma un peu pointu, qui tourne beaucoup autour du sujet de la dystopie, avec  une esthétique très marquée. Ensuite en janvier j’enchaine sur le prochain film de Benoit Jacquot avec Charlotte Gainsbourg, qui est un remake du film Eva,  de Joseph Losey. Puis je continue avec le film de Guillaume Nicloux, qui se passe pendant la guerre d’Indochine. Le tournage se passera au Vietnam,  avec Gérard Depardieu.

Qu’est ce que tu fais, à part pêcher les oursins, quand tu n’es pas sur un plateau ?
Plus que les oursins j’ai une passion pour le ski. Je suis d’origine savoyarde, et j’ai grandi sur des skis. J’aurai pu aller vivre à la montagne et être saisonnier !

                                         ***LE QUIZ***

TA RÉPLIQUE CULTE ?
C’est pas une réplique c’est une scène dans un film de Bergman qui s’appelle Un été avec Monika. À un moment l’actrice principale, d’une beauté inouïe, se retourne vers  la caméra avec une cigarette et lance un regard ultra provocant. L’un des moments les plus érotiques que j’ai vu au cinéma. Le spectateur ne s’attend pas du tout à ce regard de feu !

LE NANAR QUE TU REGARDES EN SECRET ?
Ce n’est pas vraiment un nanar mais je vais dire Showgirls de Paul Verhoeven.

LE DERNIER FILM QUI T’A FAIT PLEURER ?
Hier soir, je suis allé voir Toni Erdmann, de Maren Ade qui m’a beaucoup ému. À la fois tendre et drôle, je le recommande vivement !

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