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Fary : « Ce nouveau spectacle est animé par quelque chose de viscéral » Lundi 21 Janvier 2019

Fary : « Ce nouveau spectacle est animé par quelque chose de viscéral »
Le succès de son premier spectacle « Fary is the new black », lui a valu de tourner partout en France, et d’être le premier artiste français produit par le géant Netflix. Il est de retour avec son deuxième spectacle, Hexagone, qu’il jouera au Dôme le 2 février. Rencontre.

Tu as été repéré par ta prof d’histoire-géo au lycée, c’est elle qui t’a un peu poussé vers le stand up... Tu avais déjà pensé faire ce métier avant ? ou ça a été un déclic ?
On m’y a beaucoup poussé. C’était mon oncle au départ, qui m’a mis le pied à l’étrier. On ne m’a pas forcément poussé à faire du stand-up, de l’humour, mais plutôt à faire de la scène, à être un artiste. Quand j’étais petit, la rumeur dit que de mon biberon, j’en faisais un micro de stand up. Non, ce n’est pas vrai ! Que je prenais mon biberon pour en faire une guitare. On m’a prédit très tôt un avenir d’artiste.

Est-ce qu’il y a des humoristes ou des comédiens qui t’ont influencé quand tu étais jeune ?
Oui, à 11 ans j’ai commencé à faire des petites scènes. Le premier artiste qui m’a marqué, c’était Eli Kakou. Esthétiquement, poétiquement, j’adorais Madame Sarfati, et puis le prof d’anglais, et la racaille… « Je vais te fracasser ! »

Ton précédent spectacle, Fary is the New Black, avec lequel tu as fait plus de 550 dates, t’a valu d’être produit par Netflix. Comment ça s’est passé ?
C’est fou ce chiffre ! Le contact avec Netflix c’était pas mal de chance. Je travaillais sur une série, et je suis sorti avec la chargée de production. Non, ce n’est pas vrai (rires). En tout cas elle avait le contact de Netflix et je me disais qu’on ferait appel à eux pour mon deuxième spectacle. Et puis finalement je me suis dit que ce serait trop tard, je voulais être le premier à le faire, quitte à ce qu’on ne gagne pas d’argent. J’ai donc été mis en contact avec les américains, qui voyaient qui j’étais, et c’est comme ça que ça s’est fait, après quelques mois d’échanges et de négociations. Le seul truc qui a été compliqué c’était la com, parce que Netflix c’est un gros truc, donc on ne peut pas faire ce qu’on veut.   

Pour ce nouveau spectacle, Hexagone, tu t’attaques à des sujets plus durs, et de manière plus personnelle. Tu as eu la sensation de changer d’approche ?
Je ne sais pas si c’est un sujet plus dur, mais c’est un sujet plus profond et plus intérieur. Ce nouveau spectacle est animé par quelque chose de viscéral. Je n’avais pas la sensation de passer à quelque chose de différent. En fait, je ne devrais pas le dire, mais pour moi c’est presque les mêmes thèmes que dans le premier spectacle, sauf que pour celui-ci j’ai choisi un sujet comme fil rouge, alors que les questions d’identité avaient seulement été effleurées dans le premier spectacle.

Quels ont été les retours de ton public ?
J’avais eu de bons retours de mon premier spectacle, donc j’avais l’appréhension que ce soit moins bien. Et les retours que j’ai me font presque du mal pour le premier spectacle, parce qu’on me dit souvent que le deuxième est beaucoup mieux. Mais je suis un peu comme une adolescente, quand on me dit ça je me dis « ah ouais, le premier n’était pas bien ? ».

Quand tu voyageais, et que tu as eu l’idée de ce spectacle, quel regard ça t’a renvoyé de toi-même ?
Celui d’un français. Quand on te demande d’où tu viens, où tu grandis, tout s’est passé en France. Et tu te rends compte que même dans ta manière d’agir, d’interagir avec les gens, il y a des choses qui viennent de l’endroit où tu as grandi.

Quels sont alors les plus gros clichés des français ?
Ne me fais pas dire du mal des miens ! J’ai ressenti qu’on ne nous percevait pas comme des gens chaleureux. On a ce besoin d’être dans une bulle, contrairement aux nord-américains qui sont très chaleureux au premier abord, très « hug ». Mais nous, on n’a pas l’hypocrisie derrière ! (Rires) Si, on l’a, mais de manière plus subtile. Nous, l’hypocrisie c’est quand on en a vraiment besoin, comme une arme. Je crois que lorsqu’on crée des relations en France, c’est quelque chose de durable, d’intense.

Il y a souvent une, voire plusieurs premières parties pour tes spectacles. Comment tu choisis les comédiens avec qui tu partages la scène ?
Très souvent, ce sont des camarades. Celui qui est toujours là, c’est Lenny M’Bunga. C’est le premier humoriste que j’ai rencontré à Paris. Désagréable au premier abord, très parisien. Je le détestais. Il m’a invité à faire sa première partie il y a longtemps, et c’est devenu une évidence de devenir un peu partenaires. Ensuite, il y a plusieurs critères, ce sont des gens proches de moi et dont je suis fan, dont j’aime le travail. Je prends du plaisir à les voir en tant que spectateur.

Qui pourra-t-on voir avant toi au Dôme le 2 février ?
Il y aura Lenny du coup, certainement Jason Brokerss, Ahmed Sparrow et Redouane Bougheraba.

Et comment tu le sens ?   
On se connaît bien avec le public marseillais ! J’ai joué à l’Antidote, au Silo. C’est un des meilleurs publics de France, s’ils ne jettent pas des bouteilles de whisky, comme au Vélodrome !

Ton meilleur souvenir de spectacle ?
Je crois que c’était la Guadeloupe, dans une salle de 3000 personnes. C’était un mur devant moi, que des marseillais. De toute façon le meilleur public c’est Marseille, Bruxelles, Lille, et là c’était comme si j’avais le « all star » là-bas, c’était incroyable. C’était comme surfer la plus grande vague de ma carrière.  

Fary, c’est une nonchalance, un rythme, mais aussi un style.
C’est un truc qui est devenu un complexe. Je me suis demandé à un moment donné si mon succès était seulement dû au fait que j’ai une apparence différente. J’avais peur d’être réduit à ça pendant longtemps. De la même manière qu’une fille qui a une forte poitrine doit faire en sorte qu’on ne voit pas que ça, et que ça ne dise pas quelque chose d’elle qu’elle n’est pas. Ce n’est pas une volonté spécialement de paraître différent sur scène, je veux paraître différent dans la vie de tous les jours. C’est un moyen d’expression pour moi, et d’ailleurs j’ai fait l’affiche du spectacle dans cette idée-là, en reprenant les codes d’une affiche de mode. Mais je pense avoir réussi le pari de ne pas être réduit à ça.

On y pense aussi parce que tu joues aussi beaucoup là-dessus, quand tu rhabilles les personnages de la Casa de Papel par exemple.
Oui. Avant, je rêvais qu’on dise de moi que je suis un humoriste dandy. Et ensuite, je ne pouvais plus le lire, comme quand tu fais un tube et que tu ne peux plus l’écouter. Avec le recul je me dis que c’est cool, c’est ce que je voulais. J’incarne un petit tournant dans le monde du one-man show et sa culture de la chemise noire.

Tu ne te lanceras pas dans le stylisme ?
Non, je ne crois pas avoir ce talent ! Mais je travaille depuis très longtemps avec une boutique dans le Marais, et ils ont des modèles de pantalon qu’on a réfléchi ensemble. Ils ont affiné et ajouté des zips, parce que je voulais un pantalon proche du corps, mais je ne voulais pas qu’on voit que je n’ai pas de mollets. On réfléchit ensemble sur les tissus, sur les formes. Après, je ne crois pas que je sache habiller les autres.

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Si tu étais un animal ?
Un oiseau, pour pouvoir m’envoler, c’est tellement plus pratique. Et puis je pourrais chier sur les gens.

Si t’étais un pays ?
Je serais une île certainement. Une île, c’est le soleil, le mélange, les vacances. Peut-être une île au Cap Vert

Si tu étais un homme politique ?
J’allais dire Nelson Mandela mais je ne suis pas assez courageux. Je pense que je serais Ghandi. Parce que les 40 ans de prison de Mandela, je ne suis pas cap.

Si t’étais un fruit ou un légume ?
C’est quand même des questions qu’on se pose assez rarement ! Je serais une banane, comme ça je pourrais me cacher, dans ma peau de banane.

Si tu étais une chanson ?
Je serais une chanson d’amour un peu mélancolique, mais sur laquelle on pourrait quand même danser.

Et si tu étais un vêtement ?
Je serais une longue veste, je ne sais pas pourquoi. En plus j’ai trop de vestes, je me retiens de ne pas en acheter. C’est tellement dur en tant qu’homme de trouver des hauts. La veste c’est vraiment l’accessoire en plus qui te démarque.

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