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Joséphine Baker, la flamboyante Mercredi 13 Janvier 2021

Joséphine Baker, la flamboyante

Elle eut cinq maris, 12 enfants et probablement mille vies. Joséphine Baker n’eut qu’une constante dans sa vie : l’intensité prodigieuse avec laquelle elle mena sa barque. Libre, provocatrice, généreuse, intransigeante, idéaliste, la plus française des Américaines a marqué son époque de son empreinte.

Niveau débutant : la star du music-hall

 

Née en 1906 à Saint-Louis dans le Missouri de parents artistes de rue, Freda Josephine Baker apprend pour ainsi dire à marcher sur scène. Après un mariage désastreux contracté à l'âge de 13 ans et qui ne durera que 12 mois, elle intègre une troupe de danseurs professionnels. En 1925, elle se fait repérer et s'envole avec une compagnie pour Paris.
La France des "Années Folles" découvre Joséphine et le coup de foudre est mutuel. Vêtue d'un pagne fait de bananes (oui, la colonisation a encore quelques années devant elle à ce moment-là), le numéro de Joséphine fait scandale au théâtre des Champs-Elysées. Elle devient instantanément une star, les cubistes en font leur muse et le public en redemande. Elle ne tarde pas à créer son propre spectacle où elle se produit avec son animal de compagnie, un guépard nommé Chiquita. Bien décidée à ne pas se faire oublier, elle apprend à chanter, avec succès. Son interprétation de "J'ai deux Amours" qu'elle chante avec un délicieux accent américain la font entrer dans la légende.

Niveau intermédiaire : la Résistante

Amoureuse de la France et de l'accueil qui lui est fait, elle décide de s'y installer définitivement et obtient la nationalité française en 1937. Deux ans plus tard, elle assiste, dépitée, à la débâcle puis à l'occupation allemande. Bien déterminée à s'engager pour sa patrie d'adoption, elle devient espionne pour les services secrets de la France Libre. Sa vie mondaine lui permet de récolter des informations sur des personnalités de premier rang. Et Joséphine ne se contente pas de mener de petits services, elle fait les choses en grand, façon James Bond : elle fait notamment passer des messages codés à l'encre invisible sur ses partitions musicales et, lors d'une mission à Lisbonne, cache dans son soutien-gorge un microfilm contenant une liste d'espions nazis. A la Libération, ses actions seront récompensées de la Croix de Guerre et elle sera même élevée au rang de chevalier de la Légion d'Honneur. Badass.

Niveau Expert : la militante pour l’égalité raciale

Après la 2nde guerre mondiale, elle tente un come-back aux Etats-Unis. Là, c'est la douche froide. Adulée à Paris, elle est traitée comme une sous-citoyenne dans sa patrie natale où la ségrégation raciale fait rage. La rupture est consommée avec le pays de Lincoln. Elle n'y remettra pas les pieds avant l'année 1964. Le traitement qui est fait aux Afro-Américains dans le Sud des Etats-Unis la pousse à s'engager pleinement dans la lutte pour les droits civiques. Elle défile aux côtés de Martin Luther King lors de la marche des libertés à Washington. Perçue à ses débuts comme "une sensation exotique" dans une France coloniale, Joséphine sut habilement jouer de cette image pour devenir une personnalité engagée et intransigeante, respectée par le grand public comme par l'élite intellectuelle de ses deux patries. Respect.

 



 

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