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La pilule pour homme a du mal à passer Lundi 07 Novembre 2016

La pilule pour homme a du mal à passer

C'est officiel, une contraception hormonale pour hommes existe. Cependant, elle risque de ne pas voir le jour de sitôt pour des raisons plus sociétales que scientifiques.

En matière de contraceptifs, la liste est longue pour éviter les grossesses indésirables. Problème, ces moyens de contraception ne concernent presque que les femmes. Et pendant une soixantaine d’années, cette situation paraissait inébranlable. Mais dans les laboratoires, la révolution semble s’être mise en marche. Oubliez le préservatif contraignant ou la vasectomie irréversible, l’avenir de la contraception masculine sera hormonale. 

Il y a quelques jours, The Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism publiait les résultats d’un nouveau contraceptif hormonal masculin. Et surprise, son taux d’efficacité (96%) était semblable à celui de la pilule féminine (97%). 

Pendant un an, 300 hommes ont reçu tous les deux mois une injection contenant deux hormones: progestérone pour limiter le nombre de spermatozoïdes, et testostérone pour contrebalancer les effets du premier. Cependant, ce moyen de contraception ne passera jamais de la phase expérimentale de vaccin à celle commerciale de pilule. Pourquoi? En raison des effets secondaires trop difficiles à supporter: acné, sautes d’humeurs, et hausse de la libido arrivant en tête. Des effets indésirables pourtant similaires à ceux subis par les femmes sous pilule.

Si la méthode contraceptive hormonale peut être inadaptée à certains individus - qu’importe son sexe-, on peut aussi se demander si l’idée même d’une pilule masculine n’a pas du mal à passer. Toujours selon l’étude publiée dans The Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism, 75% des cobayes se disent satisfaits de ce procédé et serait même prêt à continuer l’utilisation du contraceptif s’ils en avaient la possibilité. Le fait que soixante ans après la commercialisation de la pilule féminine son homologue masculin n’existe pas encore, serait-il dû à une inégalité de traitement entre les sexes ? Christabelle Sethna, professeure à l’Université d’Ottawa spécialisée en études du genre le pense. Dans une interview au Global News , elle alerte sur « les inégalités entre les sexes dans l’ensemble du domaine de la santé ». Sur son blog, le gynécologue Martin Winckler dénonce le paternalisme de certains médecins à l’encontre de leurs patientes. Parmi les remarques un « alors, on fait son cinéma ? » adressée à une femme de 30 ans venue pour des douleurs au ventre et qui après radio s’est avérée souffrir d’une péritonite aiguë.

Autre interrogation, si les hommes semblent prêts à franchir le pas, les femmes le sont-elles ? 

Interrogée par le Huffington Post, Frankie Leah déclare “Je suis une grande féministe, et l’idée que les femmes assument toute la responsabilité alors qu’il y a deux parties dans cette affaire est totalement ridicule. Mais cela signifie-t-il que je devrais faire confiance à un homme pour être aussi responsable avec la contraception que je le suis ? Je ne pense pas.”

Au delà de cette idée de confiance, certaines militantes féministes de La Marche internationale des femmes refusent de donner aux hommes la maîtrise de la procréation alors que celle-ci est le symbole même de leur émancipation.

Pilule or not pilule, la question reste ouverte au débat scientifique et sociétal.

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