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Les Ateliers d’écriture en ligne des éditions Zulma Lundi 11 Janvier 2021

Les Ateliers d’écriture en ligne des éditions Zulma

 

La plume vous démange ? Vous aimeriez écrire, mais vous vous sentez bête dès que vous couchez quelques mots sur le papier ? Tut tut tut. Les éditions Zulma vous proposent des jeux littéraires pour laisser libre cours à votre imagination.

A l’origine de ces jeux, le Nouveau Magasin d’écriture d’Hubert Haddad. Cet ouvrage se présente comme une encyclopédie subjective, un manuel d’écriture et de littérature en action. En ligne, plusieurs ateliers sont proposés pour vous aider à vous débarrasser de vos complexes. Et vous devriez le faire. C’est à la fois ludique et libérateur. Vous pourrez ainsi créer des histoires à partir de morceaux de textes (atelier n°1), d’images (atelier n°2), de pages de romans (atelier n°3). Nous nous sommes prêtés à l’exercice, avec l’atelier n°1. Tous les ateliers sont à retrouver ici.

Une histoire en 16 étapes

Première des 16 étapes : choisir des bouts de phrases au hasard. Nous nous sommes retrouvés avec « certains vivent sans bras ni jambes, et vous m'embêtez pour un prénom » ou encore « Devant cette bâtisse, un vieux panneau « à vendre » ». On nous demande ensuite d'ajouter des noms et des groupes nominaux au hasard. Il est possible de les générer aléatoirement en cas de panne d'inspiration. Nous avons décidé de choisir des mots comme sieste, village, après-midi, portrait, nuit trop courte, nuage, parapluie cassé. A partir des phrases de départ, nous avons ensuite dû poursuivre les histoires, en utilisant aléatoirement les mots que nous avions renseignés.
Au début, on fait des phrases courtes. Puis on se prend au jeu, les mêmes mots reviennent, nous obligeant à redoubler d'imagination pour leur attribuer d'autres caractéristiques, pour les mettre en scène. On se sent l'âme d'un poète, et on se risque même à un peu de lyrisme. Après tout, pourquoi pas ?

Dernière étape : poursuivre nos propres phrases, toujours en y casant les mots que nous avons renseignés au préalable. Au fil des histoires, on s'aperçoit qu'on a finalement construit des personnages, des environnements, des intrigues. Et qu'on finit par se faire rencontrer ces constructions dans des petits récits qui semblaient pourtant totalement étrangers les uns aux autres. Une fois les petits bouts de texte compilés, les phrases initiales sont supprimées. On se retrouve avec une étrange histoire. Le récit ainsi produit ne nous permettra sans doute pas de remporter un Nobel de littérature, mais l'exercice est un très bon moyen de stimuler son imagination, et de s'exercer à l'écriture. Et, argument massue : c'est rigolo.

Voici donc, pour ceux que ça intéresse, le résultat que nous avons obtenu :

« Cette idée de prénom m'est venue dans un rêve. Avant-même que cet enfant soit conçu, alors que je faisais la sieste, un après-midi d'été, je l'appelais ainsi dans mes songes. Je me souviens de ce rêve comme d'une réalité. Et de cet été comme d'un rêve. Nous avions loué avec quelques amis une belle maison où le soleil brillait. Nous passions nos journées à lire, à discuter, à boire et manger. La nature nous offrait tout ce dont nous avions besoin. Les pêches mûres, le spectacle saisissant de la végétation, le défilé léger des nuages venus contraster le bleu infaillible du ciel. La sieste était devenue un véritable rituel, le symbole puissant d'un mode de vie dédié tout entier à la douceur, ainsi qu'une manière de se remettre de nos nuits trop courtes.
Au village, tout le monde savait ce qu'il se passait. C'était une femme mystérieuse qui ne laissait pas transparaître grand-chose. A seulement 20 ans, elle avait le regard d'une vieillarde. Les hommes n'étaient pas insensibles à son charme, et elle avait la réputation d'aller, après le travail, chez les uns ou les autres pour quelques siestes crapuleuses. Mais peut-on se fier aux rumeurs ? Certains disent l'avoir vu nue dans la colline, d'autres assurent qu'elle ne sort jamais du village, de peur d'être reconnue par un vieil amant jaloux. Toutes ces histoires agissent comme un catalyseur, aspirant l'imagination de ces villageois qui aimeraient, eux aussi, se promener nu dans la colline. Seul Robert fait exception à la règle. C'est l'idiot du village, il passe son temps à ramasser des objets inutiles, amoncelle vieux bouts de ficelles et carcasses de parapluies cassés pour en faire des expositions. Adam, Ève, le paradis, l'enfer, le péché et le repentir. Dans ce village isolé, seules ces considérations semblaient animer les habitants. Dieu est gravé dans chacun de leurs comportements, dans chaque instant de leur quotidien : où que l'on soit dans le village, on aperçoit le clocher du coin de l'œil, comme un rappel à l'ordre. Les dimanches d'été, on entend les télévisions crier les émissions de culte par les fenêtres ouvertes. Ici, le Pape remplace les starlettes de télévision. Sauf pour Robert, qui n'a d'yeux que pour un Tramway nommé désir, le vieux film d'Elia Kazan.
Lorsque j'ai découvert cet endroit, j'ai vu bien plus, dans ce panneau, qu'une vulgaire annonce immobilière. Il renfermait un désir que je nourrissais depuis longtemps déjà : partir, me construire loin de tout, être enfin à la hauteur du portrait que m'étais fait, de ce que la vie devrait être, de ce que je devrais être. Derrière la bâtisse, la ruine d'une ancienne tour devenait mon premier projet. J'allais la reconstruire, pierre par pierre, et l'ériger comme un clocher qui sonnerait ma victoire. Il y avait du travail. De ce paysage lunaire, je décidais d'en faire un tableau luxuriant. J'y insufflerai, plante après plante, la vie que je m'étais choisie. Comme vous le savez, je suis rentrée de mon voyage dans un appartement totalement vide. Tous les objets que j'avais savamment entassés, collectionnés au fil des ans avaient disparu. Il ne restait même pas une chaise pour y poser mon derrière. Quel cambrioleur peut bien être aussi méthodique ? Au milieu des amas de poussière, il ne restait qu'une chose, posée là comme un message : le portrait de ma mère. Tout cela me causait un sentiment confus. A quoi bon avoir un endroit où vivre, s'il n'y a rien pour réellement l'habiter ? Le portrait de ma mère sous le bras : c'est ainsi que je suis partie sur les chemins, et que je suis arrivée jusqu'à vous.»

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