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Lionel Franc, le plongeur de l'extrême Mardi 04 Août 2020

Lionel Franc, le plongeur de l'extrême

Recordman du plongeon de haut vol avec un saut de 36 mètres, Lionel Franc règne en maître sur cette discipline classée dans la catégorie des sports extrêmes. Loin de se reposer sur ses lauriers, il entend améliorer cette performance en continuant à s’entraîner durement dans les calanques de Cassis, son terrain de jeu favori. Rencontre avec un homme qui a fait de la hauteur sa meilleure alliée.

Comment vous est venue l’envie de plonger de si haut ?

Ça a commencé pendant l’enfance. Comme tous les gamins qui habitent au bord de l’eau, j’allais sauter depuis les rochers. Déjà à l’époque, j’étais un des seuls à y aller tête la première. Mais ça n’est qu’à l’aube de mes 38 ans que c’est devenu sérieux. Un ami m’a proposé de plonger plus régulièrement, même au cœur de l’hiver. Il a réussi à me motiver alors que je n’étais pas hyper chaud. Pendant cette période, on a beaucoup amélioré notre technique et notre style. On se filmait, on analysait nos sauts et c’est à ce moment-là que la passion est venue.

Quels sont les risques du plongeon de haut vol ?

Tous nos organes vitaux ne sont pas solidement fixés car, la nature étant bien faite, le corps humain a besoin de souplesse. Cette caractéristique est problématique dans le cas du plongeon de haut vol car, lors de la pénétration dans l’eau, l’effet de décélération est si violent que tous les organes sont chamboulés. Il y a donc des risques d’hémorragie interne, de poumon qui se décroche ou de lésion du cerveau. Je suis d’ailleurs suivi par un radiologue qui s’assure que mon cerveau va bien malgré les chocs qu’il subit. Et pour l’instant, il tient le coup !

Malgré votre expérience, avez-vous encore de l’appréhension au moment de plonger ?

Oui, et heureusement ! Dans toutes les disciplines, sportives ou artistiques, notre corps est traversé par la peur. Cette peur est indispensable car elle décuple l’attention et la concentration. Il faut la laisser s’exprimer et apprendre à composer avec. Car une fois qu’elle est maîtrisée, la peur permet de plonger dans un état qui, à bien des égards, peut devenir jouissif. Mais il faut toujours gérer ses émotions pour savoir quand la peur est trop intense et qu’elle va vous faire dérailler. Quand je prépare un plongeon et que mon cœur s’emballe ou que mes jambes tremblent trop, je ne saute pas.

Avez-vous déjà fait un plongeon qui s’est mal terminé ?

Ça m’est arrivé une fois sur le tournage d’une publicité. On m’avait demandé d’être sur les lieux à 4 heures du matin et j’ai dû aider l’équipe technique à installer le matériel jusqu’au lever du jour. Résultat : quand je me suis trouvé sur le plongeoir pour sauter, j’étais claqué ! Mais j’y suis quand même allé… et j’ai raté ma figure. J’ai atterri dans l’eau à plat, je me suis brisé les côtes et je suis tombé dans le coma. Il m’a fallu dix jours de réanimation pour me remettre de cette mauvaise chute. La seule chose qui m’a permis de plonger à nouveau, c’est que j’ai bien identifié les causes de ce loupé. Je n’ai jamais reproduit l’erreur de sauter en étant épuisé.

Pour être un bon plongeur, il vous faut :

Une falaise

Ça n’est pas en plongeant du bord de la piscine que vous épaterez la galerie… Arpentez le littoral à la recherche d’un spot sur une falaise haut perchée et assurez-vous qu’il y a un peu de fond en dessous.

Un slip de bain bien accroché

Quand vous sautez de plusieurs dizaines de mètres, c’est la grande classe… sauf si vous perdez votre maillot en route ! Privilégiez donc les maillots près du corps, qui garantissent en plus un meilleur aérodynamisme.

Une tête bien dure

Lorsque Lionel Franc plonge, il pénètre dans l’eau à 130 km/h. L’intensité de l’impact est donc comparable à un accident sur l’autoroute ! Autant dire qu’il vaut mieux avoir le crâne solide en plus d’une très bonne technique.

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