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Marsatac : 20 ans et tout plein de gens Mercredi 27 Juin 2018

Marsatac : 20 ans et tout plein de gens

Petit Marsatac est devenu grand et a soufflé cette année ses vingt bougies. La réputation du festival marseillais n’est plus à faire, et les habitués, un tantinet déçu par l’édition précédente (voir le récap de l’année dernière), attendaient beaucoup de cette seconde édition au Parc Chanot. On fait le bilan.

Cette année, les festivités ont commencé (très) tôt, avec des têtes d’affiche programmées dès 18h40. Ceux qui ont fait traîner l’apéro vendredi auront donc sans doute raté le battle Roméo Elvis et Lomepal, qui a, pendant deux heures, chauffé le public réunit sur la scène extérieure. Sous le soleil, les jeunes festivaliers euphoriques entonnent les couplets des deux rappeurs incontournables du moment sans en perdre une miette. Il faut dire qu’on est bien, là, au grand air. Petit coup d’œil autour de nous : le Parc Chanot, certes pas très sexy, ne s’en sort pas trop mal aux couleurs de Marsatac. Le canard, emblème de cette édition, trône, impassible. Autour de lui, quelques food trucks, un grand bar, des petits espaces aménagés avec des chaises longues et un petit tas de sable, pour rappeler la thématique « plage ». Le hic, trop peu d’espaces chill en comparaison du nombre incroyable de festivaliers (35 000 réunis en 3 jours !), et donc beaucoup de paires de fesses chauffées à même le bitume.

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Un petit tour au bar - et quelques déboires avec le paiement sans contact plus tard - et nous voilà prêts à nous égosiller : I AM entre sur scène comme à la maison réunissant, 21 ans après la sortie de l’album Le Micro d’argent, amateurs de rap de tous âges qui ont en commun de retrouver leur âme d’adolescent, chantant en cœur « Petit Frère » ou « Demain c’est loin ».

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A peine le dernier rappel sonné que nous voilà, chauds comme la braise, prêt à écouter ceux qui sont sans conteste LA découverte WTF du festival : H09909 (qui se lit « Horror »). Entrée dans une autre dimension, face au duo américain complètement déchaîné. Les batteries chauffent, les guitares saturent, et on est partagé entre la nausée des images d’arrière-plan (coloscopie, crânes qui explosent) et l’envie irrépressible d’arracher notre t-shirt sur les gros moments de punk qui tabassent.

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On sort de la, un peu sonné, pour retrouver un Petit Biscuit, moins sage qu’à son habitude sur la scène extérieure pour un moment de chill (malgré l’incident de la bombe au poivre qui aurait pu faire des dégâts), puis direction le grand hall pour découvrir les propositions électro. Amélie Lens “magique” comme certaines âmes éméchées la définiront, fait se lever tous les bras, et bouger toutes les guiboles... jusqu’à ce que lumières et platines ne rendent l’âme ! Fort heureusement, les problèmes sont résolus et Sam Paganini, dans la même lignée, nous fait virevolter à son tour. Passablement saouls et surexcités, on terminera cette soirée en compagnie de Myth Syzer. Un DJ set fast life - pas plus de 2 minutes par morceau, avec en bonus un clin d’œil spécial pour les marseillais - avant de finir par quelques morceaux de son nouvel album, Bisous. Pendant ce temps, Boris Brejcha balance sa minimal “high tech” pour finir les cerveaux les plus entamés.

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Quelques heures de sommeil réparateur plus tard, et c’est reparti pour un tour. C’est le jeune et talentueux rappeur irlandais Rejjie Snow qui ouvre les festivités. S’il y a devant lui moins de monde que la veille, on saura reconnaître les amateurs. Un concert chill et tout en finesse avec des morceaux de ses précédents EP et de son dernier album, Dear Annie.

Les bons concerts continuent avec les sons fraîchement débarqués de Kinshasa, Kokoko ! entrent en scène. Des instruments fabriqués à partir de récup (bouteilles en plastiques, boîtes de conserve) et des musiciens qui se succèdent sur les cadences de Débruit, alias Xavier Thomas, pour faire souffler un vent de folie sur la foule de curieux et d’initiés devant eux. Le résultat : un live où se mêlent pop, punk et sons africains. Très chaud.

Alors que la nuit commence à tomber, Nekfeu met… le feu sur la scène extérieure, et nous fait le plaisir d’inviter les membres du S-Crew pour un concert plein de nostalgie. Toujours à l’extérieur, il est suivi du set très attendu de Paul Kalkbrenner (Paul K pour les intimes), propre, efficace, mais qui n’a pas non plus mouillé le maillot. Car ce soir-là, l’ambiance était ailleurs, du côté de Moha la Squale. Celui que personne ne connaissait il y a à peine quelques mois a tombé le t-shirt pour enchaîner (parfois non sans peine) ses morceaux devant un public bouillant, ponctuant les « Saaaale » du rappeur par des acclamations.

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Suant par tous les pores, il est grand temps de se poser pour une petite mousse. La scène extérieure est maintenant fermée, nous voilà envahis par la nostalgie. 20 ans, bordel. Ils sont loin, les jours où Marsatac se déchaînait du côté du J4. Autour de nous, la nuit est éclairée par les néons, les noms des artistes dansent, projetés sur les façades, des cadavres de bières jonchent le sol entre deux festivaliers en PLS. Serait-on devenu trop vieux ? Est-ce que les autres aussi se sentent parfois seuls, perdus dans la foule ?

Notre crise existentielle terminée, l’heure du bilan se fait sentir. Une vingtième édition qui aura certainement convaincu ses participants avec sa prog et sa scène extérieure, malgré quelques bémols organisationnels (faire pipi relevait du parcours du combattant), et quelques lacunes pour donner aux immenses halls froids du parc Chanot l’âme magique d’un festival de début d’été. Certains diront que “c’était mieux avant”, Magma préfère se dire que ce sera peut-être mieux après.

A l’année prochaine.

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