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Nos smartphones nous mettent-ils sur écoute ? Mercredi 13 Mai 2020

Nos smartphones nous mettent-ils sur écoute ?

Difficile de ne pas regarder son smartphone avec défiance quand celui-ci affiche des publicités d’un produit qu’on vient à peine d’évoquer à l’oral… Plusieurs études ont été menées pour savoir si nous glissons chaque jour un espion dans notre poche.

C’est une expérience franchement troublante. Vous est-il déjà arrivé, peu de temps après avoir évoqué oralement un produit quelconque, qu’une publicité rattachée à ce produit apparaisse sur votre téléphone ? Lorsque dans The great hack, le documentaire produit par Netflix, le professeur David Carroll pose cette question à son auditoire, la réaction est sans appel : la quasi-totalité de la salle lève la main pour indiquer que tel est bien le cas. Vous pouvez donc être rassuré si vous êtes dans la même situation, votre cas est loin d’être isolé.

Enfin, « rassuré » n’est peut-être pas le bon terme... Car si ce constat est largement partagé, ce qu’il induit a quelque chose de terrifiant : cela signifierait que nos téléphones – devenus si indispensables – agiraient comme des mouchards et que nous serions tous sur écoute ! Pour ne rien arranger, Internet pullule d’expériences (plus ou moins artisanales) qui tendent à démontrer que nos téléphones servent effectivement à nous espionner. Parmi elles, celle de l’expert en intelligence économique Jérome Bondu est particulièrement confondante. En allant simplement consulter son rapport d’activité sur Google, il démontre que le micro de son téléphone est actif en permanence et qu’il n’enregistre pas uniquement les requêtes vocales.

Des quantités de données colossales

Faut-il dès lors envisager de mettre notre téléphone sous cloche ? Car si ces pratiques ne visent en théorie qu’à permettre un ciblage plus pointu pour les annonceurs, il est parfaitement légitime d’envisager un traitement plus orwelien de ces informations. Face à la crainte suscitée par ce faisceau d’indices, d’autres expériences ont été menées et tendent à relativiser ces accusations en espionnage. La plus aboutie d’entre elles a été conduite par plusieurs professeurs de l’université de Northastern. Pendant plusieurs semaines, ils ont passé plus 17.000 applications au crible sans parvenir à dénicher la trace d’écoutes secrètes.

Plus récemment, le spécialiste en sécurité Jake Moore y est également allé de sa petite enquête. Pendant plusieurs semaines, il a formulé à côté de son téléphone de fausses envies qu’il n’avait jamais pu exprimer par le passé : vouloir porter des talons, devenir végétalien, construire une piscine dans un jardin qu’il n’a pas… Résultat : malgré ce rabâchage, aucune publicité en lien avec ces nouvelles toquades ne lui ont été proposées. Par ailleurs, prenant l’exemple d’Instagram et de ses 800 millions d’utilisateurs, l’expert estime qu’il est matériellement peu probable de pouvoir stocker autant de données audio, de les traiter puis de les exploiter.

Peut-être pas de mise sur écoute, mais…

Dans ce cas, pourquoi certaines publicités sont liées directement à une conversation que nous venons d’avoir ? Selon la spécialiste numérique Lucie Rezsöhazy, « c’est parce qu'on a tendance à oublier que ce dont on a parlé oralement, on l'a aussi écrit sur les réseaux sociaux. Facebook, Whatsapp, Messenger… Nous utilisons tous les jours ces réseaux pour nous confier à nos proches, parfois de manière très intime. » Car si la mise sur écoute n’a pas pu être prouvé de manière irréfutable, les expériences évoquées plus haut ont toutefois permis de mettre un autre élément en évidence : notre activité sur le web est littéralement scanné pour anticiper nos comportements d’achat. Utilisations de cookies, partage d’informations à des sociétés tierces, analyses algorithmiques… Toutes ces pratiques ont un objectif est simple : créer un double virtuel de chaque utilisateur pour lui proposer les publicités les plus pertinentes du point de vue des annonceurs.

En conclusion de son expérience, Jake Moore estime ainsi qu’il faut accepter une certaine opacité lorsqu’on utilise son smartphone. « Les géants des médias sociaux sont-ils capables de lire ce que nous écrivons dans les applications de messagerie ? La question pourrait être soulevée… Quoi qu’il en soit, on se doit de reconnaître que chacun de leurs algorithmes ont des capacités exceptionnelles. Personne ne sait exactement comment ils fonctionnent, ni ce qu’ils savent vraiment sur nous. Une chose est sûre : ils capturent une tonne de données pertinentes et personnalisées, et cela représente des millions de dollars pour eux. » Car comme le veut l’adage désormais célèbre : si c’est gratuit, c’est que vous êtes le produit.

 

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