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Quand les pêcheurs espagnols s'improvisent éboueurs de la mer Mardi 15 Janvier 2019

Quand les pêcheurs espagnols s'improvisent éboueurs de la mer

Sarah Benaissa, Isabelle Le Hen et Lisa Carroccia sont étudiantes en Communication et Développement Durable au sein de l'Ecole de Journalisme et de Communication d'Aix-Marseille. Chaque mois, elles nous proposent de découvrir une initiative pour l'environnement à travers leur chronique, L'Aube d'un autre monde :

Aujourd’hui, à l’Aube d’Un Autre Monde, c’est chez tes voisins espagnols que ton regard va se poser. Depuis plus de 3 ans, des pêcheurs de part et d’autre du pays agissent pour préserver les fonds marins.

Les saveurs de l’Espagne

L’Espagne, rime avec vacances. Tu y es probablement déjà allé, ou tu comptes peut-être t’y rendre. Attablé face à la mer, les pieds dans l’eau, le soleil chaleureux te réchauffera le visage. A midi, tu goûteras un de ces fameux repas de la mer si frais et aux riches saveurs de la cuisine méditerranéenne. Or, ton poisson, fraichement acheté du matin par le chef du restaurant, n’est malheureusement pas arrivé seul dans les filets du bateau… En effet, aux côtés de ton futur repas, ce sont environ 1,25 million de fragments plastique par km² qui sont en suspension dans l’eau.

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L’envers du décor

Comment est-ce possible ? Tu le sais, c’est partout pareil. La Méditerranée, comme les océans, est polluée. Les scientifiques affirment qu’elle est la sixième zone marine qui concentre le plus de déchets (après les deux continents de plastiques dans le Pacifique et les deux de l’Atlantique et l’Océan Indien). De l’énorme pneu au micro-plastique indétectable à l’œil nu, la Méditerranée est polluée. Chaque année, 500 000 tonnes de déchets plastiques se retrouvent dans ses eaux. On peut y ajouter les 130 000 tonnes de microplastique, quasiment indétectables et donc difficiles à extraire. En effet, alors qu’elle représente seulement 1% des eaux de la planète, la Méditerranée compte en revanche 7% de tous les microplastiques mondiaux. Et si rien n’est fait, d’ici 2050, il y aura plus de plastique que de poisson dans la mer. Il faut donc arrêter de contempler le désastre : il est temps d’agir.
Mais tu te dis peut-être : « au final, qu’ils soient jetés sur la terre ou sur la mer, ça revient au même. De toute façon, il y a trop de déchets et ce ne sont pas ces pêcheurs espagnols qui vont sauver le monde. »
Les déchets plastiques dans les océans ne polluent malheureusement pas que la surface ou les fonds marins, mais bien l’écosystème tout entier. Ce qui est problématique, ce n’est pas que le grand bleu qu’on aperçoit sur les photos n’est plus tout à fait bleu... Mais que les êtres vivants s’y asphyxient, mangent des déchets et meurent. Tu as d’ailleurs déjà dû voir ces images insoutenables de phoques ou de tortues. Les océans se vident de vie pour laisser place au plastique, des coraux aux poissons en passant par les mammifères marins et les végétaux aquatiques. Ils les respirent, les avalent, restent bloqués, remplacent leurs habitats naturels… Dis-toi aussi que le poisson qui finit dans ton assiette aura lui-même ingéré du plastique… Son corps aura donc absorbé les produits chimiques de ce plastique avant que tu le manges. Pour toutes ces raisons, il est grand temps d’agir !

La solution des pêcheurs espagnols

Alors pour amoindrir ce mal qui n’est pas soigné, qui de mieux placé que les hommes qui parcourent ces mers tous les jours et vivent directement grâce à cet écosystème ? Fatigué de trier les poissons des déchets, plus de 150 pêcheurs agissent à leur échelle. Ils récoltent ainsi tous les morceaux de plastique qu’ils pêchent au lieu de les rejeter dans la mer. Ensuite, ils les jettent dans un endroit plus approprié que la nature, ou les recyclent. L’entreprise de vêtement Ecoalf en a fait sa spécialité. Celle-ci se sert du plastique péché pour créer des vêtements vendus à l’international. La production de plastique est ainsi réduite et lorsque la pêche sera insuffisante en hiver, ils pourront tirer du bénéfice de leurs bonnes actions. En France, ainsi que dans la plupart des pays, cette pratique n’est pas encore popularisée, mais ça pourrait changer... Es-tu pêcheur ? Ton ami l’est-il ?

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