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Que dire du film de Nekfeu ? Vendredi 07 Juin 2019

Que dire du film de Nekfeu ?

 Après une longue période d'absence, le Fennec s'est finalement décidé à repointer le bout de son flow. Etant donné le high level qu'il avait déjà instauré avec ses précédents albums, l'artiste se devait de soigner son retour. Faut dire que les fans l'attendaient. Pour leur come-back, PNL avait réalisé un clip anthologique en haut de la Tour Eiffel.  Nekfeu, lui, a simplement réalisé un film aux côtés de Syrine Boulanouar, avec une date unique de diffusion au cinéma dans toute la France et autres pays francophones. Alors "Les étoiles Vagabondes" ont elle été à la hauteur des espérances du public ? Bien évidemment, Magma avait réservé son siège et vous en fait le débrief.

Arrivés au cinéma de la Joliette, on apprend que trois salles projettent le film. Toutes bondées bien évidemment. Rien de bien étonnant finalement. A peine le temps de s'installer, que les premières images apparaissent. On y voit Nekfeu sur scène, devant une foule en délire. Puis écran noir avec sa voix en off : "Aujourd'hui j'ai joué devant 80 000 personnes et je ne me suis jamais senti aussi seul". On comprend assez vite que ce que l'on imaginait être un simple documentaire empruntera aussi à la forme d'un vrai film. On va donc assister au déroulement d'une oeuvre hybride très bien réalisée entre reportage et long métrage avec un fil conducteur.

Une immersion dans les coulisses de la création

Le pitch est simple. Pour se reconcentrer sur le vrai et écrire ce nouvel album loin du folklore de la vie d'une célébrité à Paris, Nekfeu a décidé de fuir, à l'abri des regards et de la pression qui l'étouffent. Grèce, Japon, Etats-Unis, Bruxelles, nous voilà alors partis dans un voyage d'une heure aux côtés de Ken et de sa clique de toujours. On y retrouve bien-sûr ses compères du S-crew, Alpha Wann, Doum's, Hologram Lo' ainsi que ses beatmakers et ingé son. Tous jouent un rôle fondamental à la fois dans la construction de l'album, mais aussi dans celle du Fennec. Ce dernier le martèle d'ailleurs dans ses sons depuis ses premiers freestyles, il évolue avec ses frères et ne laissera jamais un poto derrière lui. Outre les délires de potes que l'on peut voir et qui font esquisser des sourires dans la salle, on assiste tout au long du film aux coulisses des différentes créations musicales. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les mecs se sont fait chier. Si la majeure partie des morceaux de l'album ont été réalisés au Japon, ils n'hésitent pas à aller jusqu'à la Nouvelle Orléans pour record les cuivres d'un Jazz man et les voix de choristes pour une des prods de l'album. Tout cela bien-sûr à la période à laquelle sévissait l'Ouragan Nate. Sinon c'est trop facile.
Dans plusieurs scènes également, on retrouve l'artiste en pleine session d'écriture, enchainant des rimes en a capella, avec une prod fébrile dans le casque qui se laisse entendre en fond. A la suite de quoi la puissance du son studio prend subitement le dessus et l'on est alors projeté dans des mini-clips qui mettent tout le monde d'accord, à en croire le mouvement des dossiers que l'on aperçoit ici et là dans la salle. On entend ainsi quelques bribes de morceaux qui nous font juste un peu plus saliver avant l'ultime moment de l'écoute de l'album.
Hormis la dimension artistique, une parenthèse se glisse au sein du long métrage. Nekfeu a déjà prouvé son engagement auparavant. Beaucoup de causes lui tiennent à coeur et notamment la question migratoire.  C'est pourquoi il a choisi de réserver l'une des scènes finales du film pour mettre en lumière cette situation de crise, en revenant sur son passage en Grèce, l'une des premières destinations des réfugiés qui fuient l'horreur de leur pays. Ken a pu constater par lui-même l'ampleur de la situation avec les centaines de gilets de sauvetages agglutinés près des côtes. Le docu laisse alors un temps de parole à un habitant grec qui, en quelques mots, exprime très bien la gravité des événements et la cruauté dont certains politiques peuvent faire preuve en les relayant à un second plan.  Cette partie du documentaire ne fait que renforcer un peu plus sa qualité en y apportant une véritable touche d'humanité.
Et puis, de fil en aiguille, on arrive - trop vite - à la fin de ce reportage, faisant écho au début en remontrant Nekfeu sur scène avec une dernière phrase lourde de sens en voix off. L'album est prêt. La boucle est bouclée. Générique de fin. Les spectateurs applaudissent et restent sur le cul - pas de standing ovation du coup.

Les étoiles vagabondes sous le ciel de Marseille

Après le visionnage de ce petit bijou, vous vous en douterez, on a pris soin de bien écouter le nouvel opus, accompagnés d'une bouteille de rhum, bien entendu. Et si ce n'est pas déjà fait, foncez, parce que le truc est très chaud. Et nous en tant que Magma, on aime bien quand c'est brulant. Bien évidemment, on ne va pas enchaîner ici avec une critique de l'album mais voilà ce que l'on peut brièvement en retenir :
Alors que la tendance générale des rappeurs à succès comme Nekfeu est plutôt à l'égotrip, vantant souvent la fame et la fast life, on est ravis de voir que le mc a gardé son authenticité et sa verve. Outre une forme toujours nickel avec des rimes foisonnantes et des prods de dingues, on retrouve dans cet album des lyrics universels et chargés de sens auxquels chacun peut encore s'identifier, toutes origines et catégories sociales confondues. Ken le dit dans le film. Il n'aime pas le rap de blanc mais le rap derrière lequel on ne pose aucun mot. Fini le communautarisme à deux balles, plus aucune catégorie. Juste du rap. Du vrai, du bon.  

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