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Pourquoi dit-on que le ski « ne se perd pas » ? Jeudi 16 Janvier 2020

Pourquoi dit-on que le ski « ne se perd pas » ?

Vous êtes surpris de voir que vous êtes toujours aussi à l’aise sur vos skis alors que vous n’en avez pas fait depuis plusieurs années ? C’est pourtant tout à fait normal d’un point de vue scientifique. On vous explique pourquoi !

C’est l’histoire d’un paradoxe. Alors que nous avons parfois du mal à nous souvenir des vêtements que nous portions la veille, il est des choses que le temps ne parvient pas à effacer de nos mémoires. C’est le cas de la faculté à descendre une piste en ski, par exemple, mais aussi de celle à faire du vélo ou à conduire une automobile. Dès lors, comment expliquer que certaines informations impriment notre mémoire de manière indélébile quand d’autres font figure de message dans le sable ? Comme souvent lorsqu’il s’agit d’étudier le comportement humain, tout se joue à l’intérieur du cerveau.

La mémoire des gestes répétés

Dans son ouvrage Tout sur la mémoire, le neurologue Bernard Croisile explique que la mémoire dite « de long terme » – celle qui permet de mémoriser des choses au-delà de quelques minutes – existe sous quatre formes distinctes : perceptive, épisodique, sémantique et procédurale. Et ce qui distingue cette dernière des trois autres, c’est qu’elle est beaucoup plus stable dans le temps. « Ce n’est que récemment que les scientifiques ont envisagé l’existence d’une mémoire des gestes répétés, écrit le neurologue. Celle-ci est dénommée mémoire procédurale car elle permet de façon inconsciente l’apprentissage de procédures, qui aboutira progressivement à la maîtrise de savoir-faire. (…) Par la suite, la mise en œuvre de cette habileté ne fera plus appel à un effort conscient de mémoire : l’accomplissement de la tâche sera automatisé car ses mécanismes seront réalisés en dehors du contrôle conscient. » C’est notamment grâce à la mémoire procédurale que nous respirons sans nous en rendre compte, que nous savons nager, faire du vélo, conduire… ou faire du ski !

Une mémoire dénuée d’émotion

A contrario, les mémoires perceptive, épisodique et sémantique reposent sur d’autres ressorts cognitifs, ce qui les rendent moins fiables sur les longues durées. La mémoire épisodique, pour n’expliciter qu’elle, correspond à nos souvenirs. Elle est donc la mémoire de l’expérience personnelle. C’est elle, par exemple, qui nous permet de savoir (ou pas) comment nous étions habillés la veille. Sauf qu'ici, l’émotion joue un rôle essentiel dans le processus de mémorisation. Et puisque les événements passés ne sont jamais revécus mais reconstruits, les émotions que soulèvent nos souvenirs ont toujours tendance à altérer leur réalité factuelle. Une perception biaisée dont ne souffre pas la mémoire procédurale, ce qui explique que la capacité à faire du ski ne disparaisse pas, quand bien même ce sport n'aurait pas été pratiqué pendant longtemps. Alors si vous avez toujours un peu d’appréhension au moment de réaliser votre première descente, soyez certain qu’elle disparaîtra très vite !

Yohan Cecere

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