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Marsatac : sphère électro et planet rap Mardi 18 Juin 2019

Marsatac : sphère électro et planet rap

Si vous habitez à Marseille, vous avez forcément entendu parler du festival Marsatac. Difficile de passer à côté des grandes affiches collées ici et là dans la ville ou du passage dans les rues de cette petite 2-5 tunée orange et bleue, que l'on avait notamment aperçue devant le Bon Air, et dont on vous avait parlé ici il y a quelques semaines de cela. Alors que valait l'event qui a fait tant de bruit au sein de la cité Phocéenne ? Nous étions bien-sûr présents au Parc Chanot et on vous en fait tout de suite le débrief !

Le cadre

Force est de le constater, la programmation de Marsatac était plutôt alléchante et représentait l'un des principaux atouts du festival. Mais le Line up ne faisant pas tout, le cadre et les à-côtés aménagés lors d'un event festif comme celui-ci ont aussi leur rôle à jouer. D'autant plus quand le site d'accueil n'est pas des plus sexy à la base, il faut bien le reconnaitre.
Côté logistique tout d'abord, on ne peut décemment pas reprocher grand-chose aux organisateurs, qui ont plutôt bien exploité cet immense espace de bitume. Le système cash less mis en place via les bracelets rechargeables aux bars permettait de se ressourcer en bière très rapidement, ce qui était pour le moins appréciable. J'avais d'ailleurs l'impression qu'il y avait des bars tous les 20 mètres, mais se réapprovisionner souvent peut parfois altérer les notions de distance. Bref, les endroits pour se poser entre deux concerts étaient aussi relativement cool avec deux écoles selon la motivation de chacun : assis sur les rangées de transats très convoités et desquels il est difficile de décoller, ou sur les gros pneus disposés çà et là entre les caisses orange de Marsatac, idéal pour siroter rapidement son verre entre deux concerts.
A quelques mètres de ce petit espace chill se trouvait la fameuse installation "Qu4dr4nt" qui offrait aux festivaliers la possibilité de s'essayer - très grossièrement - au Djing. Le dispositif était composé de quatre pupitres de commande sur lesquels on pouvait activer/désactiver des sons, pour le meilleur et pour le pire. Quelques festivaliers se trouvaient véritablement absorbés par le son généré par ces machines même si l'on pouvait voir dans le regard vide de certains qu'ils ne savaient pas vraiment ce qu'ils apportaient à cette expérience collective.
Enfin, dernière animation plutôt sympathique : les auto-tamponneuses. Pas besoin de faire un dessin. Je laisse ici quelques notes pour moi-même : ne pas rentrer dans une voiture avec une pinte remplie / rentrer les genoux.

En résumé, si l'endroit en lui-même n'était pas des plus glamour, il revêtait cependant un aspect pratique et ludique à la fois dans la manière d'y circuler et de se ressourcer mais aussi pour patienter à la vue d'un prochain concert.

La programmation

Côté concerts, il fallait s'y attendre, y'avait clairement du level. Entre les têtes d'affiches qui se produisaient sur la grande scène extérieure et à l'intérieur du Grand Palais, et les artistes un peu moins streamés qui investissaient le Palais Phocéen dans une ambiance plus intimiste, il y en avait pour tous les goûts.
Au-delà des trois scènes du festival était aménagé un espace hip-hop sur l'esplanade centrale : "La Frappe". Par le biais de sono posées à même le sol, de jeunes talents locaux balançaient leurs pépites rapologiques noyés au milieu d'amateurs du genre. On a eu notamment l'occasion d'y écouter le mc Dirlo, qui envoyait à la pelle des rimes acérées sur des prods bien lourdes. Une ambiance de turn-up semblable à celle des open mic ou des bonnes vieilles soirées rap underground dans lesquelles les groupies en chaleur ne s'immiscent pas encore.
Vous l'aurez compris, le festival Marsatac laisse une place importante à la scène rap actuelle. On a commencé par le show de Josman qui a joué sur scène la quasi-totalité des morceaux de son dernier album "J.O.$" qui est - soit dit en passant - une petite tuerie. Mauvaise idée peut-être de forcer autant sur le vocodeur et de stopper le son sur beaucoup de refrains, attendant que les fameuses groupies évoquées plus haut entonnent les paroles de leur douce voix stridente. Côté ambiance, on a apprécié les néons vert et violets qui fusaient dans la salle, révélant d'épais nuages de fumée lorsque le mc a interprété l’un de ses titres phares, "V&V", collant parfaitement au mood du morceau.
Un kickeur très attendu a succédé à Josman dans le Palais Phocéen : Alpha Wann aka phillie flingue dont on se languissait après l'écoute de l'album "UMLA", sans aucun featuring et avec très peu de refrains. Le rappeur était bien accompagné, puisque c'est son acolyte Hologram Lo' qui est d'abord arrivé seul derrière les platines en balançant le titre "Voyage Léger" du dernier album du Fennec, annonçant tout de suite la couleur. Après quoi le Don est arrivé pour entamer le concert. Technique, flow et rimes implacables comme à son habitude et lancer de fringues Don Dada dans une foule déchainée... petit bémol à noter cependant, puisque les paroles étaient assez peu compréhensibles, ce qui est particulièrement dommage pour l'écoute d'un mc qui accorde bien plus au flow qu'à la musicalité de ses prods. Cela aura au moins eu le mérite de faire taire définitivement les groupies (no rage).
Un autre rappeur dont on suit les lyrics comme des histoires était présent sur la grande scène extérieure le samedi soir : je veux bien-sûr parler de l'homme que l'on nomme Joey Starr  Orelsan. Pour le coup, les paroles étaient audibles et l'on voit que le type a du bagage. Le concert était parfaitement chiadé avec un moment dont on se souviendra : l'interprétation de son titre "Notes pour trop tard". L'artiste, assis au bord de la scène, commence alors cette chanson particulièrement longue dans laquelle il délivre de précieux conseils de vie qu'il aurait aimé recevoir plus jeune. La foule est immobile mais silencieuse, suspendue aux lèvres de l'artiste et l'on peut entendre quelques rires ici et là lors des phases taquines caractéristiques du grand San. S'en suivront naturellement des applaudissements généreux.
Outre le rap, beaucoup d'artistes de la sphère électro et autres genres musicaux nous ont régalé. Qu'il s'agisse du set tardif de Mall grab qui débordait d'énergie, d'une Paula Temple assenant la foule de ses lourds kicks ou encore des quelques refrains puissants d'Eddy de Pretto qui trouvaient écho dans tout le Parc Chanot... Coup de coeur particulier pour la performance de Polo & Pan le samedi soir, qui a transporté le public avec ses mélodies chaudes et tropicales dont on ne peut que reconnaitre la patte.

Bilan de cet évènement : deux pochettes de tabac, une paire de lunettes de soleil et un zippo neuf perdus dans les méandres du festival. Mais surtout, deux soirées de concerts et de péripéties en tout genre qui marqueront les mémoires. Cette 21ème édition du festival Marsatac était une réussite et nous avons déjà hâte de voir à quoi ressemblera la prochaine !

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